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	<title><![CDATA[Silence Community: Philippe Pillavoine's bookmarks]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
	<item>
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	<pubDate>Thu, 11 Feb 2021 18:40:18 +0100</pubDate>
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	<title><![CDATA[Il y a cent ans le Mime Gaspard Deburau]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Le Petit Journal illustr&eacute;<br />
1 juillet 1928, page 5/12</p>

<h1>Il y a cent ans le Mime Gaspard Deburau</h1>

<p><br />
<img alt="Il y a cent ans le Mime Gaspard Deburau" src="https://www.silencecommunity.com/assets/philippepillavoine/img/19280701-il-y-a-100-ans-le-mime-gaspard-deburau.webp" style="float:left;margin-right:5px" width="300px" />Les derniers mimes s&rsquo;en vont. r&eacute;cemment, c&rsquo;&eacute;tait Thal&egrave;s qui prenait sa retraite ; aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est S&eacute;verin qui fait ses adieux &agrave; la sc&egrave;ne et donne ses derni&egrave;res repr&eacute;sentations aux Marseillais, ses compatriotes.<br />
<br />
C&rsquo;est une destin&eacute;e singuli&egrave;re que celle de la pantomime. Ce genre connut tour &agrave; tour ou la faveur excessive ou l&rsquo;indiff&eacute;rence absolue. Au XVIIe si&egrave;cle, une troupe de mimes italiens, dirig&eacute;e par Tiberio Fiurelli, le c&eacute;l&egrave;bre Scaramouche fait flor&egrave;s au th&eacute;&acirc;tre du Petit-Bourbon et contrebalance le succ&egrave;s des pi&egrave;ces de Moli&egrave;re. Puis, pendant tout le XVIIIe si&egrave;cle et le premier quart du XIXe, la pantomime est &agrave; peu pr&egrave;s abandonn&eacute;e.<br />
<br />
Au printemps de 1828 &mdash; c&rsquo;est l&agrave; un centenaire qu&rsquo;on e&ucirc;t pu c&eacute;l&eacute;brer cette ann&eacute;e &mdash; elle rente en gr&acirc;ce tout &agrave; coup. C&rsquo;est qu&rsquo;un mime vient de se r&eacute;v&eacute;ler, qui va porter cet art &agrave; la perfection, soulever l&rsquo;enthousiasme des artistes et des po&egrave;tes et faire affluer le public vers un modeste petite th&eacute;&acirc;tre du boulevard du Temple : les Funambules.<br />
<br />
Ce mime, le plus illustre de tous les pays et de tous les temps, s&rsquo;appelait Gaspard Debureau.<br />
<br />
A la suite du d&eacute;cret de 1791, proclamant la libert&eacute; des th&eacute;&acirc;tres, une foule de petites sc&egrave;nes s&rsquo;&eacute;taient install&eacute;es sur le boulevard du Temple. C&rsquo;&eacute;taient, suivant le mot de Jules Janin, &laquo; les th&eacute;&acirc;tres &agrave; quatre sous &raquo; : le th&eacute;&acirc;tre de Nicolet, celui d&rsquo;Audinot, qui devait faire place &agrave; l&rsquo;Ambigu ; les D&eacute;lassements Comiques et le Petit Lazzari &mdash; les D&eacute;lass&rsquo;Com. et le P&rsquo;tit Lazz, disaient les titis &mdash; puis le Lyc&eacute;e dramatique ou th&eacute;&acirc;tre des Patagoniens, et le cabaret chantant du Cadran Bleu, o&ugrave; D&eacute;saugiers improvisa les couplets c&eacute;l&egrave;bres qui consacraient l&rsquo;agr&eacute;ment de ce coin du boulevard :<br />
<br />
La seule o&ugrave; j&rsquo;m&rsquo;en donne, bousque j&rsquo;ris.<br />
La seul&rsquo; promenade qu&rsquo;ait du prix.<br />
La seul&rsquo; dont je sois &eacute;pris.<br />
C&rsquo;est l&rsquo;boulevard du Temple &agrave; Paris.<br />
<br />
L&agrave;, Bob&egrave;che et Galimafr&eacute; faisaient la parade ; l&agrave;, le chien Munito calculait comme un ma&icirc;tre de math&eacute;matiques ; on montrait dans une salle des lapins savants ; dans une autre, l&rsquo;histoire de Cl&eacute;op&acirc;tre et la Passion de Notre-Seigneur. Ailleurs, Mme Saqui dansait sur la corde raide. Toutes ces attractions avaient un &eacute;gal succ&egrave;s. Mais bient&ocirc;t, un de ces petits th&eacute;&acirc;tres, les Funambules, o&ugrave; l&rsquo;on exhibait une troupe de chiens savants, s&rsquo;ouvrit &agrave; un genre de spectacle nouveau qui ne tarda pas &agrave; effacer le succ&egrave;s de toutes les attractions d&rsquo;alentour.<br />
<br />
C&rsquo;&eacute;tait la pantomime. Il faut dire que la pantomime n&rsquo;y tint d&rsquo;abord qu&rsquo;une place assez restreinte. Le programme des Funambules &eacute;tait &eacute;clectique et vari&eacute;. On continuait &agrave; y montrer des chiens savants, puis des marionnettes, des combats &agrave; l&rsquo;hache et au sabre, des danses sur la corde ; enfin, ce que Bertrand, le directeur, appelait la Pantomime sautante, sorte de com&eacute;die acrobatique dans laquelle on admirait beaucoup plus les cabrioles des acteurs que leurs jeu : de physionomie.<br />
<br />
C&rsquo;est dans une de ces &laquo; pantomimes sautantes &raquo; que d&eacute;buta au th&eacute;&acirc;tre celui qui d&eacute;crit &ecirc;tre le plus puissant interpr&egrave;te du romantisme. Prosper, dit Fr&eacute;d&eacute;rick Lema&icirc;tre, engag&eacute; par Bertrand &agrave; raison de 15 francs par semaine, se fit remarquer dans l&rsquo;interpr&eacute;tation de quelques r&ocirc;les muets, notamment dans le r&ocirc;le de l&rsquo;ours, de Perrette ou les Deux Braconniers. Malheureusement, Fr&eacute;d&eacute;rick n&rsquo;avait rien d&rsquo;un acrobate : chaque fois qu&rsquo;il fallait arriver en sc&egrave;ne en faisant la roue, il ratait son entr&eacute;e. Force lui fut d&rsquo;abandonner les Funambules pour le Cirque Olympique.<br />
<br />
Il n&rsquo;en garda pas moins un excellent souvenir de son passage sur la petite sc&egrave;ne du boulevard du Temple et des &eacute;tudes de mimique qu&rsquo;il y avait faites. Plus tard, parvenu &agrave; la gloire, il disait : &laquo; J&rsquo;ai beaucoup appris aux Funambules, et c&rsquo;est un de mes &eacute;tonnements que le Conservatoire ne compte pas une classe de pantomime. &raquo;<br />
<br />
Disons en passant que cette lacune signal&eacute;e par Fr&eacute;d&eacute;rick est aujourd&rsquo;hui combl&eacute;e. Le Conservatoire comporte une classe de pantomime. Le professeur, M. Georges Wague, un des meilleurs mimes d&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, a pour fonction, non pas de faire revivre absolument l&rsquo;art des Deburau et des Paul Legrand, mais bien plut&ocirc;t d&rsquo;enseigner aux artistes tant lyriques que dramatiques, la v&eacute;rit&eacute; du geste et la justesse de l&rsquo;expression de physionomie. Et c&rsquo;est une t&acirc;che dont il s&rsquo;acquitte &agrave; souhait. Si les chanteurs, qui sortent aujourd&rsquo;hui du Conservatoire, savent se tenir en sc&egrave;ne et mettre leurs gestes et l&rsquo;expression de leurs traits en concordance avec ce qu&rsquo;ils chantent, c&rsquo;est, pour la plus large part, &agrave; l&rsquo;excellent enseignement de M. Georges Wague qu&rsquo;ils le doivent.<br />
<br />
Mais revenons &agrave; Gaspard Deburau et au centenaire de ses d&eacute;buts.<br />
<br />
Le mime qui devait rendre &agrave; l&rsquo;art de la pantomime un &eacute;clat qu&rsquo;il avait perdu depuis plus d&rsquo;un si&egrave;cle et demi, naquit le 13 juillet 1796, &agrave; Newkolin, en Boh&ecirc;me, o&ugrave; son p&egrave;re ancien soldat et baladin de son &eacute;tat, s&rsquo;&eacute;tait momentan&eacute;ment fix&eacute;.<br />
<br />
Le p&egrave;re Deburau avait cinq enfants : trois gar&ccedil;ons et deux filles. D&egrave;s leur jeune &acirc;ge, il les avait exerc&eacute;s &agrave; assouplir leur corps, &agrave; se d&eacute;sosser pour en faire de parfaits acrobates. Or, un beau jour, une lettre d&rsquo;un notaire d&rsquo;Amiens arriva &agrave; Newkolin, annon&ccedil;ant &agrave; Deburau qu&rsquo;un sien parent venait de mourir dans cette ville, lui laissant ce qu&rsquo;il poss&eacute;dait.<br />
<br />
&mdash; En roule pour Amiens, ! dit le vieux soldat.<br />
<br />
Et l&rsquo;on partit. Mais comme on n&rsquo;avait pas les moyens de prendre les voitures publiques, on s&rsquo;en fut p&eacute;destrement. Et, de ville en ville, on s&rsquo;arr&ecirc;tait sur les places, et les filles dansaient sur la corde, et les gar&ccedil;ons se livraient aux acrobaties les plus vari&eacute;es ; apr&egrave;s quoi le p&egrave;re faisait la qu&ecirc;te.<br />
<br />
On arriva ainsi &agrave; Amiens. L&agrave;, une d&eacute;ception attendait la troupe. L&rsquo;h&eacute;ritage, qui avait pris, dans ces imaginations vagabondes, l&rsquo;importance d&rsquo;une fortune, se r&eacute;duisait &agrave; une bicoque &agrave; demi-ruin&eacute;e et &agrave; un arpent de terre, inculte.<br />
<br />
Le p&egrave;re Deburau en prit son parti. Il vendit le tout, acheta un cheval sur lequel fui plac&eacute; l&rsquo;outillage des gymnastes, et la tribu se remit en route. Elle alla &agrave; travers l&rsquo;Europe jusqu&rsquo;&agrave; Constantinople.<br />
<br />
De l&agrave;, elle revint &agrave; Paris, seule ville du monde qui consacre la gloire acrobatique comme toutes les autres gloires. Sa r&eacute;putation l&rsquo;y avait pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e. Les Deburau furent de toutes les f&ecirc;tes populaires. Le p&egrave;re Deburau obtint m&ecirc;me de l&rsquo;administration imp&eacute;riale l&rsquo;entreprise des spectacles en plein vent. Son fils a&icirc;n&eacute; &eacute;tait c&eacute;l&egrave;bre sous le nom de Roi du Tapis ; le second, Etienne, avait &eacute;t&eacute; surnomm&eacute; par la foule le Sauteur fini. Seul, le troisi&egrave;me, Gaspard, n&rsquo;avait pas encore su capter la faveur des foules.<br />
<br />
C&rsquo;est pourtant lui qui devait, quelques ann&eacute;es plus tard, illustrer le nom de la famille et conna&icirc;tre tous les enivrements du succ&egrave;s.<br />
<br />
Jules Janin, qui &eacute;crivit peut-&ecirc;tre avec plus d&rsquo;imagination que de v&eacute;rit&eacute;, l&rsquo;histoire de Gaspard, raconte que, las de faire des parades et des tours d&rsquo;adresse aux carrefours, le jeune homme, un jour, ayant lu quelques pi&egrave;ces de Moli&egrave;re, sentit s&rsquo;&eacute;veiller en lui une vocation nouvelle. Au lieu des &laquo; pantomimes sauteuses &raquo; dans lesquelles l&rsquo;action n&rsquo;avait qu&rsquo;une importance secondaire et o&ugrave;, seules, les cabrioles comptaient, pourquoi ne repr&eacute;senterait-on pas des pantomimes qui seraient de vraies pi&egrave;ces, o&ugrave; l&rsquo;acteur devrait traduire par le geste et l&rsquo;expression de la physionomie, des id&eacute;es, des impressions, des sentiments ?<br />
<br />
Gaspard alla trouver Bertrand, le directeur des Funambules, et lui exposa son projet avec tant de conviction, qu&rsquo;il n&rsquo;e&ucirc;t pas de peine &agrave; le convaincre.<br />
<br />
Bertrand, s&eacute;duit, engagea l&rsquo;artiste &agrave; des conditions qui, pour un &laquo; th&eacute;&acirc;tre &agrave; quatre sous &raquo;, &eacute;taient mirifiques.<br />
<br />
Gaspard toucherait 35 francs par semaine. Or, les pantomimes de Deburau eurent tout de suite un immense succ&egrave;s. Le Boulevard, le vrai, l&rsquo;&eacute;l&eacute;gant, en entendit parler et se pr&eacute;cipita au boulevard du Temple. La salle des Funambules fut trop petite pour contenir la foule, sans cesse accrue, des admirateurs du mime. Les po&egrave;tes, les critiques exalt&egrave;rent son g&eacute;nie. Janin lui consacra un livre. Gautier, Banville le chant&egrave;rent dans leurs vers. Les &laquo; lions &raquo;, les fashionables du jour se prirent de passion pour la pantomime.<br />
<br />
&laquo; Quand j&rsquo;ai le spleen, disait lord Seymour, je vais passer une heure aux Funambules et je suis gu&eacute;ri. &raquo;<br />
<br />
Devant le succ&egrave;s des pantomimes de Gaspard, Bertrand dut donner en semaine six s&eacute;ances par jour et neuf le dimanche. A l&rsquo;&eacute;poque du premier de l&rsquo;an, Duburau joua jusqu&rsquo;&agrave; vingt-six fois en trois jours... &Ccedil;a lui faisait un peu plus de dix sous par pantomime qu&rsquo;il interpr&eacute;tait.<br />
<br />
Comparez ces cachets avec ceux qu&rsquo;exigent aujourd&rsquo;hui les acteurs de cin&eacute;ma et vous reconna&icirc;trez que les &eacute;toiles de l&rsquo;art muet d&rsquo;autrefois avaient un peu moins d&rsquo;exigences que celles de l&rsquo;ami muet d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.<br />
<br />
Apr&egrave;s des ann&eacute;es de succ&egrave;s ininterrompus, un incident tragique amena la retraite pr&eacute;matur&eacute;e du mime fameux.<br />
<br />
Un jour &mdash; c&rsquo;&eacute;tait au printemps de 1836 &mdash; Deburau se promenant avec sa femme &agrave; Bagnolet, fut reconnu par un jeune voyou qui l&rsquo;interpella grossi&egrave;rement. Au th&eacute;&acirc;tre. Pierrot e&ucirc;t subi humblement tous les caprices, voire toutes les injustices du public ; dans la rue, sa dignit&eacute; d&rsquo;homme reprenait le dessus ; il entendait &ecirc;tre respect&eacute;. D&rsquo;un magistral coup de poing, il envoya son insulter rouler sur le pav&eacute;. Celui-ci se releva, le poursuivit, ameuta la foule contre lui. Deburau avait une canne : le maniement du b&acirc;ton n&rsquo;avait pas de secrets pour lui. Exasp&eacute;r&eacute; par les insultes, il frappa. L&rsquo;homme tomba, pour ne plus se relever, cette fois.<br />
<br />
Deburau fut envoy&eacute; en prison. Les voix les plus &eacute;loquentes de la litt&eacute;rature et du journalisme s&rsquo;&eacute;lev&egrave;rent en sa faveur. George Sand, notamment, mena pour lui la plus ardente campagne. Elle &eacute;tait sa plus sinc&egrave;re admiratrice : &laquo; Je n&rsquo;ai jamais vu, disait-elle, d&rsquo;artiste plus s&eacute;rieux, plus consciencieux, plus religieux de son art. &raquo;<br />
<br />
Sous la pression de l&rsquo;opinion publique, le tribunal acquitta Deburau. Mais, quand il sortit de prison, le pauvre mime n&rsquo;&eacute;tait plus que l&rsquo;ombre de lui-m&ecirc;me. Le chagrin, le regret de son mouvement de col&egrave;re, qui avait caus&eacute; la mort d&rsquo;un homme, ne cessaient de le poursuivre.<br />
<br />
&laquo; Je ne pense pas remonter sur les planches avant un mois, &eacute;crivait-il &agrave; un de ses amis, par convenance d&rsquo;abord, et puis parce que je n&rsquo;ai pas le c&oelig;ur &agrave; &ccedil;a. Je ne puis plus toucher &agrave; un b&acirc;ton sans qu&rsquo;il me br&ucirc;le les doigts, sans que la t&ecirc;te me tourne, sans que le c&oelig;ur me manque. J&rsquo;aurai beau faire, cette mort-l&agrave; sera toujours entre mon public et moi... Quand je ferai le moulinet avec ma batte pour me d&eacute;fendre contre des ennemis imaginaires, les spectateurs songeront &agrave; Pierrot assassin... &raquo;<br />
<br />
Ces remords empoisonn&egrave;rent les derniers jours du grand mime. Pour comble de malheur, un asthme, qui le secouait de furieuses quintes de toux, le tint longtemps &eacute;loign&eacute; de la sc&egrave;ne. Il y reparut pourtant une fois encore au d&eacute;but de juin 1846 et souleva l&rsquo;enthousiasme du public. Quelques jours apr&egrave;s il mourait.<br />
<br />
Depuis lors, bien des mimes ont pass&eacute; sur la sc&egrave;ne. Aucun d&rsquo;eux n&rsquo;a effac&eacute; la gloire de Gaspard Deburau.<br />
<br />
Jean Lecoq.</p><p>Address of the bookmark: <a href="https://www.retronews.fr/journal/le-petit-journal-illustre/1-juillet-1928/83/1207545/5" rel="nofollow">https://www.retronews.fr/journal/le-petit-journal-illustre/1-juillet-1928/83/1207545/5</a></p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://www.silencecommunity.com/bookmarks/view/47860/une-heure-avec-etienne-decroux-inventeur-du-%E2%80%9Cmime-corporel%E2%80%9D</guid>
	<pubDate>Thu, 11 Feb 2021 17:18:25 +0100</pubDate>
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	<title><![CDATA[UNE HEURE AVEC ETIENNE DECROUX INVENTEUR DU “MIME CORPOREL”]]></title>
	<description><![CDATA[<p>VENDREDI 8 F&Eacute;VRIER 1946, page 7/12<br />
FRANCE - ACTUALIT&Eacute;S DE PARIS<br />
&nbsp;</p>

<h1>UNE HEURE AVEC ETIENNE DECROUX INVENTEUR DU &ldquo;MIME CORPOREL&rdquo;</h1>

<p>&nbsp;</p>

<p>IL a de longs cheveux bruns et fris&eacute;s qui encadrent son visage &eacute;tonnement expressif. Il fait froid, tr&egrave;s froid et il s&#39;est engon&ccedil;&eacute; dans sa canadienne. Tranquillement, il prend des notes sur un cahier et souligne certaines phrases d&rsquo;un trait de plume. Devant lui, entre le buffet de la salle-&agrave;-manger et les chaises cann&eacute;es rang&eacute;es le long du mur, deux jeunes personnes en chantail et en pantalon prennent des poses. Un gar&ccedil;on est assis, son pied nu entre ses mains, et regarde leurs &eacute;volutions avec un air attendri.<br />
<br />
Une voix grave et bien timbr&eacute;e sort de la canadienne...<br />
<br />
Un marteau... J&#39;ai dit, un marteau... attention &agrave; l&#39;organe... un zigzag c&rsquo;est beaucoup plus difficile qu&#39;on le croit !<br />
<br />
Je suis chez Etienne Decroux, le cr&eacute;ateur, pourrai-je dire, du &ldquo;Mime Corporel.&rdquo; Il me re&ccedil;oit chez lui, pendant le cours quotidien de ses meilleurs &eacute;l&egrave;ves, et, gentiment, simplement, me conte son histoire...<br />
<br />
C&rsquo;est en 1923, qu&rsquo;Etienne Decroux assista &agrave; des exercices corporels qui avaient lieu sous la direction de Jacques Copeau &agrave; l&#39;Ecole du Vieux-Colombier. C&rsquo;est cet exercice d&#39;assouplissement et de technique dramatique apparent&eacute; &agrave; la gymnastique simple qui lui donna l&rsquo;id&eacute;e d&#39;un art nouveau &ldquo;le mime.&rdquo; Le 13 juin 1931, le projet devenait r&eacute;alit&eacute; puisqu&#39;il pr&eacute;sentait &agrave; la salle Lancry la premi&egrave;re exhibition. Pendant des ann&eacute;es, Decroux, qui avait entre temps recrut&eacute; Jean-Louis Barrault parmi ses disciples, travailla pour porter sa d&eacute;couverte sur une sc&egrave;ne fr&eacute;quent&eacute;e par un vaste public. Dans cette salle-&agrave;-manger o&ugrave; j&#39;assiste aujourd&#39;hui aux &eacute;volutions de ses &eacute;l&egrave;ves, il donna nombre de spectacles devant quelques personnes. En octobre 1942, il donna des spectacles de &ldquo;mime&rdquo; au Salon d&#39;Automne et aux Ambassadeurs... Puis, le mime rencontra enfin le grand public dans le film de Carn&eacute; et Pr&eacute;vert Les enfants du Paradis et au Th&eacute;&acirc;tre Fran&ccedil;ais avec Le Soulier de Satin de Paul Claudel. Le 4 novembre dernier, &agrave; la salle de la &ldquo;Maison de la Chimie,&rdquo; rue Saint-Dominique, Etienne Decroux donnait son premier grand spectacle de &ldquo;mime corporel&rdquo; pur. Devant un public silencieux, d&eacute;fil&egrave;rent des personnages v&ecirc;tus seulement d&#39;un pagne, qui &eacute;voqu&egrave;rent &agrave; l&rsquo;aide de gestes et d&rsquo;attitudes des &eacute;vocations mat&eacute;rielles comme le menuisier, la machine etc..., Des sc&egrave;nes suivirent, des sc&egrave;nes compl&egrave;tes telles que La voiture embourb&eacute;e, Le passage des hommes sur la terre mim&eacute;s sans un accessoire et dans un rythme prenant. Autant de sc&egrave;nes, autant de fresques antiques, anim&eacute;es par un mouvement qui cr&eacute;e, sans aucun doute, une vie dramatique mais qui ne peut emporter l&#39;enthousiasme des spectateurs. J&#39;&eacute;tais dans la salle, le 4 novembre, et je dois avouer en toute impartialit&eacute; qu&rsquo;un ennui profond pesa sur mes &eacute;paules jusqu&rsquo;&agrave; la fin du spectacle, sans que je m&#39;en puisse d&eacute;barrasser. Le mime est encore &agrave; mon avis, Etienne Decroux me pardonnera cette critique, tr&egrave;s loin de sa forme et de sa technique d&eacute;finitive. Dans l&rsquo;&eacute;tat actuel des choses, il lui est impossible de composer une pi&egrave;ce enti&egrave;re de mime ; les difficult&eacute;s de compr&eacute;hension sont encore trop difficiles &agrave; vaincre pour l&#39;homme de la rue. A la sortie de cette s&eacute;ance de mime, &eacute;changeant nos impressions avec un camarade, critique dramatique, nous d&ucirc;mes convenir que nous n&#39;avions rien compris aux &ldquo;Mat&eacute;riaux d&#39;une pi&egrave;ce biblique.&rdquo; C&rsquo;est triste pour un spectateur de sortir sans avoir saisi le sens d&rsquo;un spectacle ! A cela, &eacute;videmment les &ldquo;mimes&rdquo; r&eacute;pondront que nous manquons de compr&eacute;hension ; c&#39;est un cercle vicieux... Mais tr&ecirc;ve de critiques, le mime, comme je l&#39;ai dit plus haut, est encore loin de sa forme parfaite ; attendons et souhaitons lui &ldquo;bonne chance&rdquo; !<br />
<br />
Pendant qu&rsquo;Etienne Decroux parle, les &eacute;l&egrave;ves continuent &agrave; mimer &agrave; prendre des poses, &agrave; &ldquo;lancer&rdquo; des gestes...<br />
<br />
Il aborde les rapports du &ldquo;mime corporel&rdquo; avec la pantomime...<br />
<br />
&quot;&mdash; On a voulu rapprocher le mime et la pantomime qu&rsquo;illustre &ldquo;Debureau&rdquo; et la Comedia Del Arte. C&#39;est faux. La pantomime s&rsquo;exprime en grande partie par le visage maquill&eacute; et par le v&ecirc;tement. Le mime, au contraire veut cacher le visage par un masque et r&eacute;clame la nudit&eacute; du corps.&rdquo;<br />
<br />
Etienne Decroux en arrive &agrave; la d&eacute;finition m&ecirc;me de son art...<br />
<br />
&ldquo;&mdash; Le mime peut se d&eacute;finir dans cette formule : un corps nu dans un d&eacute;cors nu.&rdquo; Car la vie &eacute;motionnelle du mime a son si&egrave;ge dans le tronc humain... le tronc qui est l&rsquo;organe par excellence des sculpteurs... voil&agrave; le probl&egrave;me : exprimer les sentiments dramatiques par le tronc humain... Mais un &eacute;l&eacute;ment joue intens&eacute;ment pour nous, c&#39;est le mouvement ; mouvement des muscles, et des membres... le mouvement. Le mime c&rsquo;est une esp&egrave;ce de mat&eacute;rialisation dans l&rsquo;espace. Par l&agrave;, il peut tout exprimer sans l&rsquo;aide d&#39;un d&eacute;cors ou d&#39;accessoires.&rdquo;<br />
<br />
Decroux croise ses mains, r&eacute;fl&eacute;chit un instant avant de poursuivre.<br />
<br />
&ldquo;&mdash; M&ecirc;me dans le comique, le mime prend une allure grave. Nous aurions pu avoir Rodin, et Daumier comme p&egrave;res spirituels. Si le public juge sainement notre travail, c&rsquo;est &agrave; nous de l&#39;applaudir...&rdquo;<br />
<br />
Le bras du &ldquo;mime&rdquo; Etienne Decroux trace une derni&egrave;re courbe gracieuse, &eacute;tudi&eacute;e. Les &eacute;l&egrave;ves se repeignent devant une glace. Le cours est termin&eacute; aujourd&rsquo;hui.<br />
<br />
Jean Prasteau.</p><p>Address of the bookmark: <a href="https://www.retronews.fr/journal/france/8-fevrier-1946/1851/3320855/7" rel="nofollow">https://www.retronews.fr/journal/france/8-fevrier-1946/1851/3320855/7</a></p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://www.silencecommunity.com/bookmarks/view/47853/le-mime-langue-morte</guid>
	<pubDate>Sun, 17 Jan 2021 15:57:32 +0100</pubDate>
	<link>https://www.silencecommunity.com/bookmarks/view/47853/le-mime-langue-morte</link>
	<title><![CDATA[Le mime, langue morte ?]]></title>
	<description><![CDATA[<h2>Le mime, langue morte ?</h2>

<h3>H&eacute;ritages, pr&eacute;sences et limites des arts du geste dans la pratique artistique contemporaine</h3>

<h4>10 et 11 d&eacute;cembre 2021</h4>

<p><br />
<em>Colloque organis&eacute; avec le soutien du Th&eacute;&acirc;tre de l&rsquo;Odyss&eacute;e (sc&egrave;ne conventionn&eacute;e de P&eacute;rigueux), de l&rsquo;OARA (Office Artistique de la Nouvelle Aquitaine &agrave; Bordeaux), du PRITEPS (Programme de Recherche Interdisciplinaire sur le Th&eacute;&acirc;tre et les Pratiques Sc&eacute;niques &agrave; Sorbonne Universit&eacute;), de l&rsquo;ED 019 (Sorbonne Universit&eacute;), du CELLF (Sorbonne Universit&eacute;), du CRLC (Sorbonne Universit&eacute;), du CRLC (Sorbonne Universit&eacute;), de l&rsquo;UFR d&rsquo;&eacute;tudes slaves de Sorbonne Universit&eacute; et de la SOFETH (Soci&eacute;t&eacute; Fran&ccedil;aise d&#39;Ethnosc&eacute;nologie).</em><br />
<br />
Comit&eacute; d&rsquo;organisation :<br />
Aida Copra, Silvia de Min, Nathalie &Eacute;lain, Agathe Giraud, G&eacute;raldine Moreau, Cl&eacute;ment Scotto.</p>

<p>Si le mime existe vraisemblablement depuis l&#39;Antiquit&eacute;, il a rev&ecirc;tu, au fil des si&egrave;cles, de nombreuses r&eacute;alit&eacute;s stylistiques et artistiques, au point que ses contours contemporains sont devenus flous (Torcoletti, 2020). Th&eacute;&acirc;tre gestuel, arts du geste, mime contemporain, mime physique, th&eacute;&acirc;tre de mouvement, spectacle visuel, cr&eacute;ation gestuelle, la quantit&eacute; de d&eacute;nominations choisies par les compagnies contemporaines pour pr&eacute;senter leur travail r&eacute;v&egrave;lent l&rsquo;&eacute;parpillement du mime. Alors que le corps et le geste, noyaux du mime, connaissent un regain d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t dans les pratiques artistiques depuis les ann&eacute;es 1960-1970 (Lachaud et Lahuerta, 2007), plus personne ne semble vouloir se revendiquer &laquo; artiste mime &raquo; ; comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une langue morte, d&rsquo;un autre temps, inadapt&eacute;e aux enjeux contemporains.<br />
<br />
Dans le monde grec, l&rsquo;acteur mime est d&eacute;crit comme un acrobate et un acteur complet qui peut user ou non de la parole (Pinok et Matho, 2016) ; tandis qu&rsquo;&agrave; l&#39;&eacute;poque romaine, l&#39;art du geste mim&eacute; s&rsquo;affirme de plus en plus avec les ludions, les histrions et les atellanes. L&#39;histoire de la discipline se poursuit au si&egrave;cle d&#39;Auguste, qui voit na&icirc;tre le terme de &laquo; pantomime &raquo; : celle-ci s&#39;int&eacute;resse aux sujets tir&eacute;s de la mythologie et illustre gestuellement le po&egrave;me chant&eacute; par les musiciens. Ainsi, si le mime &eacute;tait initialement un art du corps, il devient peu &agrave; peu un art des mains qui doit exprimer par gestes ce qu&#39;il est habituel d&#39;exprimer par mots. Plusieurs si&egrave;cles plus tard, Jean-Gaspard Deburau, c&eacute;l&egrave;bre acteur mime, porte la pantomime fran&ccedil;aise du XIX&egrave;me si&egrave;cle &agrave; son apog&eacute;e gr&acirc;ce &agrave; son personnage de Pierrot, largement inspir&eacute; des types de la commedia dell&#39;arte. Mais &agrave; la fin du si&egrave;cle, le genre pantomimique tombe en d&eacute;su&eacute;tude (Martinez, 2008) et appara&icirc;t de plus en plus comme une &laquo; gesticulation brouillonne &raquo; (Decroux, 1963). En r&eacute;action, au cours de la premi&egrave;re moiti&eacute; du XX&egrave;me si&egrave;cle, &Eacute;tienne Decroux met au point son &laquo; nouveau mime &raquo; (De Marinis, 1993) : le mime corporel. Il s&rsquo;agit de faire table rase du pass&eacute; et d&rsquo;&eacute;crire une grammaire du mouvement, dans la veine des travaux contemporains autour de la red&eacute;couverte du corps de l&#39;acteur men&eacute;s par Grotowski, Meyerhold ou encore Stanislavski.<br />
<br />
Qu&rsquo;en est-il aujourd&rsquo;hui ? Comment cette longue histoire du mime, superficiellement r&eacute;sum&eacute;e ici, s&rsquo;est-t-elle poursuivie depuis les travaux novateurs d&rsquo;&Eacute;tienne Decroux ? &Agrave; la multiplicit&eacute; des origines et des pratiques des arts du geste s&rsquo;oppose une vision commune du genre &laquo; mime &raquo;, qui semble phagocyt&eacute;e par des figures tut&eacute;laires : le Pierrot de Jean-Gaspard Deburau, le personnage Bip de Marcel Marceau ou encore le Charlot de Charlie Chaplin. Ces types occupent largement les imaginaires collectifs, au point que leur notori&eacute;t&eacute; a parfois occult&eacute;, pour les publics, l&#39;existence de styles de mime se r&eacute;clamant d&#39;autres &eacute;coles (Pinok et Matho, 2016).<br />
<br />
Pour les nouvelles g&eacute;n&eacute;rations d&rsquo;acteurs, il s&rsquo;agit de se r&eacute;approprier des h&eacute;ritages p&eacute;dagogiques et stylistiques anciens, voire d&eacute;suets et de r&eacute;interroger ainsi les rapports ma&icirc;tre/&eacute;l&egrave;ve. On pourra se demander : quelle place occupe le mime dans la pratique et dans l&rsquo;enseignement th&eacute;&acirc;tral aujourd&rsquo;hui, et quelle utilisation est faite des figures tut&eacute;laires du d&eacute;but du XX&egrave;me si&egrave;cle (E. Decroux, J. Lecoq, M. Marceau) ? Comment int&eacute;grer dans sa pratique artistique et dans son enseignement p&eacute;dagogique le poids du pass&eacute; que repr&eacute;sentent ces mod&egrave;les ? Face &agrave; la multiplicit&eacute; des h&eacute;ritages, comment les praticiens revendiquent-ils ou non le mime dans leurs processus cr&eacute;atifs ? Quels mots emploient-ils pour le qualifier ? Quels proc&eacute;d&eacute;s techniques des grands ma&icirc;tres empruntent-ils ? De mani&egrave;re plus large, il s&rsquo;agira d&rsquo;interroger les notions de filiations, d&rsquo;h&eacute;ritages et de r&eacute;pertoires dans les arts vivants.<br />
<br />
Le colloque s&rsquo;int&eacute;ressera &eacute;galement &agrave; la diss&eacute;mination du mime en se demandant s&rsquo;il est possible et pertinent de r&eacute;pondre &agrave; la question : &laquo; Qu&rsquo;est-ce qui fait mime ? &raquo;. Les appellations &laquo; arts du geste &raquo; ou &laquo; arts du mime et du geste &raquo;, utilis&eacute;es par certains professionnels du secteur depuis une dizaine d&rsquo;ann&eacute;es, permettent-elle de r&eacute;soudre ou de contourner les probl&egrave;mes d&rsquo;identification et de d&eacute;limitation du mime ? Si l&rsquo;on observe les productions artistiques des derni&egrave;res d&eacute;cennies, l&rsquo;on remarque un d&eacute;tachement des figures traditionnelles (Pierrot, Bip, Charlot) pour une mutation du mime vers les arts du mouvement (Garcia, 2012). Ainsi, les questions de l&rsquo;affranchissement des fronti&egrave;res disciplinaires et du m&eacute;tissage artistique se posent pour les artistes contemporains. Cet &eacute;largissement du mime et les croisements interdisciplinaires sont-ils une solution vers la reconnaissance r&eacute;clam&eacute;e par certains acteurs de la profession ou risquent-ils d&rsquo;aboutir &agrave; une dissolution de ce langage ? En somme, le mime peut-il &ecirc;tre un art autonome et ainsi trouver sa place dans les arts officiels ou est-il un art &agrave; la marge ? Il serait int&eacute;ressant de r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; ces questions sous l&rsquo;&eacute;clairage des disciplines artistiques ayant connu un renouvellement au cours du XXe si&egrave;cle, et souvent associ&eacute;es aux arts du mime : par exemple les arts de la marionnette, la danse, la danse-th&eacute;&acirc;tre, le cirque&hellip;<br />
<br />
Cette ouverture &agrave; la notion de &laquo; geste &raquo; pose la question d&rsquo;une omnipr&eacute;sence du mime : si, &agrave; la mani&egrave;re de Marcel Jousse (1974), nous concevons l&rsquo;&ecirc;tre humain comme un complexus de gestes, alors tout est geste, alors tout serait mime. De ce point de vue, quelle est la place du mime sur les sc&egrave;nes contemporaines ? Plus largement, comment la notion de &laquo; geste &raquo; nourrit la pratique artistique contemporaine, sous toutes ses formes ? Une telle question rejoint la r&eacute;flexion sur la notion de mimesis et renvoie aux discours platoniciens et aristot&eacute;liciens sur l&rsquo;imitation et la repr&eacute;sentation. Comment le mime, per&ccedil;u comme art de l&rsquo;imitation, est-il l&rsquo;h&eacute;ritier de cette distinction ancienne ? Pour Antonin Artaud, &laquo; si nous avons tous fini par consid&eacute;rer le th&eacute;&acirc;tre comme un art inf&eacute;rieur, un moyen de distraction vulgaire (...), c&#39;est qu&#39;on nous a trop dit que c&#39;&eacute;tait (...) du mensonge et de l&#39;illusion. &raquo; (Artaud, 1964 ; 116) Qu&rsquo;en est-il pour l&rsquo;art du mime ? Comment le geste mis en sc&egrave;ne interroge-t-il le r&eacute;el ? Quelle th&eacute;&acirc;tralit&eacute; se d&eacute;veloppe &agrave; travers le corps et le geste de l&rsquo;acteur ? On pourra croiser la r&eacute;flexion th&eacute;&acirc;trale et actoriale avec des travaux d&eacute;di&eacute;s au geste dans ses acceptions neuro-scientifiques en abordant les notions de sch&eacute;ma corporel et d&rsquo;imitation neuronale, offertes par le champ des sciences du mouvement.<br />
<br />
Enfin, un dernier axe sera consacr&eacute; au caract&egrave;re immat&eacute;riel des arts du mime et du geste. Comment se constitue la m&eacute;moire d&rsquo;un art du mouvement ? Face &agrave; une langue morte &ndash; si tant est que le mime en soit une &ndash; on fait l&rsquo;exp&eacute;rience de l&rsquo;inaccessibilit&eacute; d&rsquo;un sens imm&eacute;diat avec la conscience qu&rsquo;il y en a un. Se posent alors les questions relatives &agrave; la m&eacute;moire pure, au t&eacute;moignage, ou encore &agrave; l&rsquo;archivage (Agamben, 1982 ; Lucet et Proust, 2017). Dans ce sens, comment et pourquoi conserver le r&eacute;pertoire des arts du mime et du geste ? Le corps de l&rsquo;acteur peut-il se faire le porteur de la m&eacute;moire et des h&eacute;ritages de son art ? Il s&rsquo;agit ici d&rsquo;interroger les notions de m&eacute;moire, de patrimoine et de conservation des arts vivants.<br />
<br />
Les communications pourront concerner directement les arts du mime ou bien prendre appui sur des travaux men&eacute;s dans des disciplines connexes (th&eacute;&acirc;tre, danse, arts de la marionnette, clown, cirque, etc.) afin de transposer les questions et les r&eacute;flexions au domaine du mime.</p><p>Address of the bookmark: <a href="https://archive.vn/J0mcG" rel="nofollow">https://archive.vn/J0mcG</a></p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://www.silencecommunity.com/bookmarks/view/47594/mistero-sulla-morte-di-el-mimo-trovata-impiccata-ipotesi-omicidio-torturata-e-uccisa</guid>
	<pubDate>Fri, 22 Nov 2019 11:44:53 +0100</pubDate>
	<link>https://www.silencecommunity.com/bookmarks/view/47594/mistero-sulla-morte-di-el-mimo-trovata-impiccata-ipotesi-omicidio-torturata-e-uccisa</link>
	<title><![CDATA[Mistero sulla morte di &quot;el Mimo&quot; trovata impiccata. Ipotesi omicidio: &quot;Torturata e uccisa&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Tortur&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; la mort, puis pendue par les flics pour intimider et menacer. Elle s&rsquo;appelait Daniela Carrasco. Elle &eacute;tait clown, mime, une artiste.<br />
<br />
<img alt="Daniela Carrasco" src="https://mamot.fr/system/media_attachments/files/007/196/036/original/df54dc7c4bdd3bbe.jpg" width="100%" /></p><p>Address of the bookmark: <a href="https://www.huffingtonpost.it/entry/mistero-sulla-morte-di-unartista-di-strada-cilena-ipotesi-omicidio-per-aver-protestato-contro-il-governo_it_5dd65a44e4b0e29d727f36fc" rel="nofollow">https://www.huffingtonpost.it/entry/mistero-sulla-morte-di-unartista-di-strada-cilena-ipotesi-omicidio-per-aver-protestato-contro-il-governo_it_5dd65a44e4b0e29d727f36fc</a></p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://www.silencecommunity.com/bookmarks/view/47226/elena-serra-la-voix-du-pantomime-par-magali-sautreuil</guid>
	<pubDate>Sun, 09 Dec 2018 22:44:14 +0100</pubDate>
	<link>https://www.silencecommunity.com/bookmarks/view/47226/elena-serra-la-voix-du-pantomime-par-magali-sautreuil</link>
	<title><![CDATA[&quot;Elena Serra, la voix du pantomime&quot; par Magali Sautreuil]]></title>
	<description><![CDATA[<p><i>Le parcours d&rsquo;Elena Serra est loin d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; un long fleuve tranquille. Il a &eacute;t&eacute; mouvement&eacute;, parsem&eacute; d&rsquo;emb&ucirc;ches&hellip; Mais Elena n&rsquo;est pas femme &agrave; se laisser abattre et aujourd&rsquo;hui, elle a envie de crier au monde qui elle est. D&eacute;couvrons ensemble l&rsquo;histoire de cette femme mime&hellip;</i></p>

<p><img alt="Elena Serra, la voix du pantomime" src="https://archive.is/5OoKW/0f2057b8374d0bfb3d3ec6a11d7f784cef21bae4.jpg" width="100%"></p>

<p><b>Toute la Culture : &laquo; Il est rare de rencontrer une femme mime. Qu&rsquo;est-ce qui vous a donn&eacute; envie d&rsquo;exercer ce m&eacute;tier ? &raquo;</b><br>
Elena Serra : &laquo; Quand on pense &agrave; un mime, on imagine souvent un homme. Je crois qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas eu beaucoup de mime f&eacute;minin ou, en tout cas, elles sont souvent dans l&rsquo;ombre comme Giuletta Masina avec Fellini. Elle &eacute;tait tellement merveilleuse&hellip; elle m&rsquo;a tellement inspir&eacute;e dans la Strada. Fellini est un metteur en sc&egrave;ne qui m&rsquo;a beaucoup influenc&eacute;e. Comme je suis Italienne, il a berc&eacute; ma jeunesse, tout comme Chaplin, le cin&eacute;ma italien de l&rsquo;&eacute;poque, Tot&ograve;&hellip; Giuletta Masina &eacute;tait la muse de Fellini. Elle est la premi&egrave;re femme mime que j&rsquo;ai vue. Dans la Strada, elle portait un petit haut &agrave; rayures, comme Marcel Marceau&hellip; Le temps a pass&eacute; et cela fait maintenant une trentaine d&rsquo;ann&eacute;e que je suis mime. Petite fille, j&rsquo;avais un r&ecirc;ve : &ecirc;tre comme Charlie Chaplin, quelqu&rsquo;un qui pouvait amener le rire entre les larmes. C&rsquo;&eacute;tait pour moi une &eacute;chappatoire &agrave; la mis&egrave;re et &agrave; la solitude de cette petite fille que j&rsquo;&eacute;tais dans une Italie en proie &agrave; la confusion et dans une famille en proie &agrave; la d&eacute;chirure. Mon p&egrave;re est mort quand j&rsquo;&eacute;tais petite. J&rsquo;ai d&ucirc; grandir sans lui, avec ma m&egrave;re et ma s&oelig;ur, dans une &eacute;poque mouvement&eacute;e, celle des brigades rouges. C&rsquo;&eacute;tait le chaos pour moi. Il y avait beaucoup de brouhaha et le bruit, &ccedil;a me fatigue. J&rsquo;ai besoin de silence. Pour moi, le silence, ce n&rsquo;est pas le calme. Pour moi, le silence, c&rsquo;est plein. La plupart des gens ont peur du silence. Ils pensent que le silence est vide. Or, le silence est plein...</p>

<p>Archive : <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://archive.is/5OoKW" target="_blank">http://archive.is/5OoKW</a></span></strong></p><p>Address of the bookmark: <a href="https://toutelaculture.com/spectacles/theatre/elena-serra-la-voix-du-pantomime/" rel="nofollow">https://toutelaculture.com/spectacles/theatre/elena-serra-la-voix-du-pantomime/</a></p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://www.silencecommunity.com/bookmarks/view/46488/2017-marceau-marceau-le-mime-a-corps-et-a-cris</guid>
	<pubDate>Wed, 27 Sep 2017 18:09:33 +0200</pubDate>
	<link>https://www.silencecommunity.com/bookmarks/view/46488/2017-marceau-marceau-le-mime-a-corps-et-a-cris</link>
	<title><![CDATA[2017-MARCEAU MARCEAU, LE MIME À CORPS ET À CRIS]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Address of the bookmark: <a href="https://vimeo.com/234703750/9ac96c1a18" rel="nofollow">https://vimeo.com/234703750/9ac96c1a18</a></p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://www.silencecommunity.com/bookmarks/view/35123/radio-tour-eiffel-rencontres-de-voyage</guid>
	<pubDate>Fri, 22 Jul 2016 10:33:11 +0200</pubDate>
	<link>https://www.silencecommunity.com/bookmarks/view/35123/radio-tour-eiffel-rencontres-de-voyage</link>
	<title><![CDATA[Radio Tour Eiffel - rencontres de voyage]]></title>
	<description><![CDATA[<p><strong>Ce spectacle de mime est &agrave; d&eacute;couvrir au th&eacute;&acirc;tre la Luna jusqu&#39;au 28 juillet 2016</strong><br>
<br>
<img alt="" src="https://archive.li/BYly1/c1290621638c5a0b6a4913b9f3bf7894cebcf3ac.jpg" width="100%" style="border: 0px;">Au vu du titre et du r&eacute;sum&eacute;, on ne s&#39;attend clairement pas &agrave; ce que l&#39;on voit. Du voyage, on en a &agrave; travers les p&eacute;riples du personnage principal qui traverse les pays pour &ecirc;tre com&eacute;dien. La passion du spectacle, mais surtout du mime, transpara&icirc;t clairement dans le jeu de ces deux com&eacute;diens &eacute;trangers.<br>
<br>
N&eacute;anmoins, la pi&egrave;ce comporte une certaine vacuit&eacute; et des moments de longueurs. Il faut donc tout d&#39;abord aimer le mime et ce qui va avec pour pouvoir appr&eacute;cier la pi&egrave;ce.<br>
<br>
Mise en sc&egrave;ne autonome, un des com&eacute;diens se tient sur une partie de la sc&egrave;ne avec son ordinateur, et c&#39;est peut-&ecirc;tre la raison pour laquelle on a du mal &agrave; rentrer dans l&#39;histoire. Les com&eacute;diens font pourtant en sorte que le public participe en les faisant &quot;voter&quot;, en leur lan&ccedil;ant des bonbons, et leur mime est assez extraordinaire et ma&icirc;tris&eacute;. La pi&egrave;ce cible donc les personnes qui aiment le mime et les clowns et qui veulent &ecirc;tre transport&eacute;s dans un voyage aussi surprenant qu&#39;absurde.<br>
<br>
<strong>Notre avis :</strong> pour les adeptes de mime.<br>
<br>
<strong>Pratique :</strong> Radio Tour Eiffel - rencontres de voyage, jusqu&#39;au 28 juillet &agrave; 17h20 (dur&eacute;e 1h), au th&eacute;&acirc;tre la Luna, 1, rue S&eacute;verine. Tarifs : 16, 11, 9&euro;. Infos et r&eacute;servations au 04 90 86 96 28.<br>
<br>
<strong><em>Johanna Bonenfant</em></strong><br>
Jeudi 21/07/2016 &agrave; 18H11</p><p>Address of the bookmark: <a href="https://archive.is/BYly1" rel="nofollow">https://archive.is/BYly1</a></p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://www.silencecommunity.com/bookmarks/view/33997/colloque-%C2%AB-geste-ordinaires-dans-les-arts-du-spectacle-vivant-%C2%BB</guid>
	<pubDate>Wed, 13 Jul 2016 14:41:27 +0200</pubDate>
	<link>https://www.silencecommunity.com/bookmarks/view/33997/colloque-%C2%AB-geste-ordinaires-dans-les-arts-du-spectacle-vivant-%C2%BB</link>
	<title><![CDATA[Colloque « Geste ordinaires dans les arts du spectacle vivant »]]></title>
	<description><![CDATA[<p><strong>COLLOQUE<br>
Gestes ordinaires dans les arts du spectacle vivant</strong><br>
organis&eacute; par Ariane Martinez<br>
Universit&eacute; Grenoble Alpes UMR Litt&amp;Arts<br>
en partenariat avec L&rsquo;Odyss&eacute;e,Sc&egrave;ne conventionn&eacute;e de P&eacute;rigueux,Institut national des Arts du Mime et du Geste.<br>
<br>
<strong>Comit&eacute; scientifique</strong><br>
Catherine CYR (UQAM, Montr&eacute;al, Canada)<br>
Thomas LEABHART (Pomona College, Claremont, Etats-Unis)<br>
Patrick LEROUX (Concordia University, Montr&eacute;al, Canada)<br>
Gretchen SCHILLER (Universit&eacute; Grenoble-Alpes).<br>
<br>
27 et 28 juillet 2016 - P&eacute;rigueux<br>
&nbsp;</p>

<p><strong>&laquo;<em>&nbsp;L&rsquo;important n&rsquo;est pas de faire des choses extraordinaires de mani&egrave;re ordinaire, mais des choses ordinaires de mani&egrave;re extraordinaire.</em>&nbsp;&raquo;,</strong></p>

<p><strong>&Eacute;tienne Decroux, </strong>&laquo;&nbsp;<em>Les </em>&ldquo;dits&rdquo; <em>d&rsquo;&Eacute;tienne Decroux&nbsp;</em>&raquo;, in Patrick Pezin (sld), <em>&Eacute;tienne Decroux, mime corporel</em>, Saint-Jean-de-V&eacute;das, L&rsquo;Entretemps &eacute;ditions, 2003, p.199.</p>

<p><strong>Le colloque se propose d&rsquo;examiner la mani&egrave;re dont les arts du spectacle vivant mettent en jeu nos gestes ordinaires, et ce faisant, les pensent et les transfigurent.</strong></p>

<p style="text-align: justify;">Ici, les termes &laquo;&nbsp;gestes ordinaires&nbsp;&raquo; renvoient &agrave; la fois aux gestes &eacute;l&eacute;mentaires (marcher, se lever, s&rsquo;asseoir, se gratter, etc...) et &agrave; ceux qui peuplent notre vie quotidienne, intime ou sociale (boire un verre, s&rsquo;habiller, se serrer la main, etc...). Nous les avons, pour la plupart, appris dans notre petite enfance. Ils constituent un fond commun que chacun d&eacute;cline selon sa culture, son &eacute;ducation, sa classe sociale, son &acirc;ge, ses particularit&eacute;s physiques et psychologiques.</p>

<p style="text-align: justify;">Dans la vie ordinaire, nous les ex&eacute;cutons souvent machinalement, sans y penser, &agrave; la lisi&egrave;re entre conscience et inconscience, plus ou moins volontairement. Mais lorsqu&rsquo;ils sont expos&eacute;s dans le cadre d&rsquo;une repr&eacute;sentation, ils peuvent soudain prendre une dimension extra-ordinaire, soit parce qu&rsquo;ils sont actualis&eacute;s de mani&egrave;re inattendue (dans une situation ou un espace inhabituels&nbsp;; avec une vitesse, une tonicit&eacute;, une expression, une virtuosit&eacute; singuli&egrave;res), soit parce que les acteurs attirent notre attention sur certaines propri&eacute;t&eacute;s de ces gestes auxquelles nous n&rsquo;avions jamais pens&eacute; auparavant.</p>

<p style="text-align: justify;">Ce colloque se propose d&#39;examiner la mani&egrave;re dont les arts du spectacle vivant (mime, danse, cirque, performance, arts de la marionnette et de la rue) mettent en jeu nos gestes ordinaires, et ainsi, les pensent, les transfigurent, et nous les restituent.</p>

<p style="text-align: justify;">A partir de vid&eacute;os de spectacles, dont certaines issues de SO MIM, centre de ressources des Arts du Mime et du Geste, 15 chercheurs europ&eacute;ens analyseront ces gestes &eacute;l&eacute;mentaires et les discuteront avec le public.</p>

<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>

<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Mercredi 27 juillet 2016 - Salon du th&eacute;&acirc;tre</strong></span></p>

<p><strong>9 h //</strong> Accueil des participants</p>

<p><span style="color: #FF8C00;"><strong><em>► Postures du corps et attitudes au monde</em> (de 9 h 30 &agrave; 12 h)</strong></span></p>

<p><strong>9 h 30 // </strong>Ariane Martinez&nbsp;(MCF, Universit&eacute; de Grenoble Alpes) Introduction / <em><strong>Gestes ordinaires, gestes forts, gestes phares</strong></em></p>

<p><strong>10 h //</strong> Guy Freixe&nbsp;(PR, Universit&eacute; de Franche-Comt&eacute;)&nbsp; <em><strong>Gestes et attitudes dans le jeu de l&rsquo;acteur masqu&eacute;</strong></em></p>

<p><strong>10 h 30 //</strong> Marie Garr&eacute; Nicoara&nbsp;(MCF, Universit&eacute; d&rsquo;Artois) <em><strong>Se lever et tenir debout dans les pratiques du th&eacute;&acirc;tre</strong> <strong>hors de soi</strong></em></p>

<p><strong>11 h //</strong> Marie Duret&nbsp;(MCF, Universit&eacute; Michel de Montaigne Bordeaux-III)&nbsp; <em><strong>Les chutes burlesques&nbsp;: pour un (extra)ordinaire art de choir</strong></em></p>

<p><strong>de 11 h 30 &agrave; 12 h</strong> // Discussion</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="color: #FF8C00;"><strong><em>► Des gestes-passages dans l&rsquo;espace quotidien</em> (de 14 h &agrave; 15 h 30)</strong></span></p>

<p><strong>14 h</strong> <strong>30</strong> // Alix De Morant (MCF, Universit&eacute; Paul Val&eacute;ry, Montpellier III)&nbsp; <em><strong>Les contaminations urbaines de Jeanne Simone</strong></em></p>

<p><strong>15 h&nbsp;</strong> // Aline Berg&eacute; (MCF, Universit&eacute; Sorbonne-Nouvelle, Paris III) <em><strong>Le charme d&eacute;sarmant du geste&nbsp;: Rufus, inventeur et passeur d&rsquo;autres mondes</strong></em></p>

<p><strong>15 h 30</strong> // Discussion</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="color: #FF8C00;"><strong><em>► Gestes et d&eacute;tournement des genres</em> (de 16 h &agrave; 17 h 30)</strong></span></p>

<p><strong>16 h</strong> // Thomas Cepitelli&nbsp;(ATER, Universit&eacute; Nice, Sophia Antipolis) <em><strong>&ldquo;Prendre le th&eacute; comme un vrai mec&rdquo; ou l&rsquo;apprentissage rat&eacute; d&rsquo;un geste quotidien : la sc&egrave;ne de la biscotte dans </strong></em><strong>La Cage aux folles</strong><em><strong> de Jean Poiret</strong></em></p>

<p><strong>16 h 30</strong> // Rapha&euml;lle Doyon (MCF, Universit&eacute; Paris VIII) <strong><em>Se toucher, s&rsquo;embrasser, performer&nbsp;: </em>Oh&nbsp;!</strong><em><strong> et </strong></em><strong>Sissy&nbsp;!</strong> <em><strong>de Bi&ntilde;o Sauitzy et Nando Messias</strong></em></p>

<p><strong>17h</strong> // Discussion</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>Jeudi 28 juillet 2016 - Salon du th&eacute;&acirc;tre</strong></span></p>

<p><span style="color: #FF8C00;"><strong>► L&rsquo;ordinaire et le virtuose (de 9 h 30 &agrave; 10 h 30)</strong></span></p>

<p><strong>9 h</strong>&nbsp;<strong>30 </strong>// Marco De Marinis (PR, Universit&eacute; de Bologne) <em><strong>L&#39;ordinaire (et l&#39;extraordinaire) dans le th&eacute;&acirc;tre contemporain : mode d&#39;emploi</strong></em></p>

<p><strong>10 h</strong> // Cosimo Chiarelli (post-doc, Universit&eacute; Lyon II) <em><strong>Prouesses du regard. Spectacularisation du geste sportif entre mime, photographie et cin&eacute;ma</strong></em></p>

<p><strong>10 h 30 </strong>// Discussion</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="color: #FF8C00;"><strong>► Un r&eacute;pertoire contemporain des gestes ordinaires (de 11 h &agrave; 12 h 30)</strong></span></p>

<p><strong>11 h</strong> // Pascale Caemerbeke (post-doc, CNRS Thalim) <strong><em>Ces gestes qui nous font, </em>May B</strong> <em><strong>de Maguy Marin</strong></em></p>

<p><strong>11 h 30</strong> // V&eacute;ronique Muscianisi (post-doc, Universit&eacute; Paris VIII) <em><strong>Le traitement des gestes ordinaires au Th&eacute;&acirc;tre du Mouvement&nbsp;:</strong></em> <strong>Encore une heure si courte</strong></p>

<p><strong>12 h</strong> // Discussion</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="color: #FF8C00;"><strong>► Dialogues avec le r&eacute;pertoire (de 14 h &agrave; 15 h 30)</strong></span></p>

<p><strong>14 h // </strong>Hippocampe Conf&eacute;rence-d&eacute;monstration : auditorium de L&#39;Odyss&eacute;e (conception Luis Torre&atilde;o)</p>

<p>Tarif : 6 &euro;</p>

<p>&nbsp;</p>

<p><span style="color: #FF8C00;"><strong>► Danser et&nbsp; rejouer la m&eacute;moire collective (de 16 h &agrave; 17 h 30)</strong></span></p>

<p><strong>16 h</strong> // Marie-Aline Villard&nbsp;(ATER, Universit&eacute; Michel de Montaigne Bordeaux-III) <strong><em>Parodier le geste de la danseuse classique : &agrave; la recherche d&rsquo;un corps qui fasse cygne</em></strong></p>

<p><strong>16 h 30</strong> // Fabienne Viala (Associate Professor, University of Warwick) <em><strong>La m&eacute;moire du corps dans l&rsquo;art performatif contemporain de la Cara&iuml;be: Gestes ordinaires et r&eacute;parations de l&rsquo;esclavage</strong></em></p>

<p><strong>17 h</strong> // Discussion</p>

<p><em>Ce colloque, donn&eacute; dans la cadre de l&rsquo;Agir-pole Archives du geste et de l&rsquo;interpr&eacute;tation th&eacute;&acirc;trale, est organis&eacute; gr&acirc;ce au soutien de la Comue de l&rsquo;Universit&eacute; Grenoble-Alpes, et en partenariat avec L&rsquo;Odyss&eacute;e, sc&egrave;ne conventionn&eacute;e pour le corps en mouvement et institut national des Arts du Mime et du Geste.</em></p><p>Address of the bookmark: <a href="http://www.mimos.fr/forum/spectacles-2016/gestes-ordinaires-dans-les-arts-du-spectacle-vivant" rel="nofollow">http://www.mimos.fr/forum/spectacles-2016/gestes-ordinaires-dans-les-arts-du-spectacle-vivant</a></p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
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	<pubDate>Tue, 15 Mar 2016 17:28:31 +0100</pubDate>
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	<title><![CDATA[Trafic d&#039;oeuvres d&#039;art à Drouot : les filles Marceau parties civiles au procès des &quot;cols rouges&quot;]]></title>
	<description><![CDATA[<p><strong>Cinquante pr&eacute;venus, trois semaines d&#39;audience : le proc&egrave;s d&#39;une affaire de vols &agrave; grande &eacute;chelle dont sont accus&eacute;s des &quot;cols rouges&quot; charg&eacute;s du transport et de la manutention des objets destin&eacute;s &agrave; &ecirc;tre vendus &agrave; Drouot, s&#39;est ouvert ce lundi &agrave; Paris. Parmi les parties civiles, les filles de Marcel Marceau.</strong><br>
<br>
C&#39;&eacute;tait un trafic d&#39;&oelig;uvres d&#39;art extr&ecirc;mement organis&eacute; : le proc&egrave;s des &quot;cols rouges&quot; s&#39;est ouvert ce lundi midi &agrave; Paris. En tout, trois semaines d&rsquo;audience, 50 pr&eacute;venus, dont une quarantaine de &quot;cols rouges&quot;, les manutentionnaires des salles des ventes de l&rsquo;Hotel Drouot et quatre commissaires-priseurs.<br>
<br>
Poursuivis pour association de malfaiteurs, ils auraient d&eacute;tourn&eacute; et revendu des objets d&eacute;rob&eacute;s lors d&#39;inventaires de successions. Parmi les parties civiles, on trouve les deux filles du mime Marcel Marceau, mort en 2007. Les h&eacute;riti&egrave;res de l&#39;artiste affirment avoir &eacute;t&eacute; flou&eacute;es par tout un syst&egrave;me. En m&eacute;moire de leur p&egrave;re, elles portent une fleur rouge sur leur corsage brod&eacute; de noir, une fleur semblable &agrave; celle que le mime Marceau avait accroch&eacute; &agrave; son chapeau de sc&egrave;ne.<br>
<br>
<img alt="Les filles du mime Marcel Marceau, Aurélia à gauche et Camille à droite © Cecila Arbona / Radio France" src="http://www.francetvinfo.fr/image/759r5jlv1-a261/578/325/10003217.jpg" style="border: 0px;" width="100%"><br>
<br>
Camille Marceau, avec ses longs cheveux roux, est la premi&egrave;re &agrave; d&eacute;noncer au micro les agissements des cols rouges, ces d&eacute;m&eacute;nageurs aux mani&egrave;res rustres et exp&eacute;ditives : &quot;<em>Notre p&egrave;re conservait toute sa vie, son &oelig;uvre, ses tableaux, ses souvenirs de voyages dans une maison. Sauf que le jour o&ugrave; nous avions voulu r&eacute;cup&eacute;rer les invendus, nous avons r&eacute;cup&eacute;r&eacute; trois cartons, quatre affiches. Notre col&egrave;re a &eacute;clat&eacute;, nous avons compris que nous avions &eacute;t&eacute; flou&eacute;es.</em>&quot;<br>
<br>
Pour sa soeur Aurelia Marceau se rem&eacute;more un souvenir d&eacute;rangeant qui accable un commissaire-priseur : &quot;<em>Il nous avait invit&eacute;es &agrave; manger apr&egrave;s la vente, nous glissant lors du d&eacute;jeuner, d&rsquo;une fa&ccedil;on tr&egrave;s banale, qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas eu trop de fauche, comme s&rsquo;il se justifiait &agrave; l&rsquo;avance que quelque chose n&rsquo;allait pas &ecirc;tre net</em>&quot;. Les deux h&eacute;riti&egrave;res de l&rsquo;acteur muet esp&egrave;rent que le proc&egrave;s l&egrave;vera le voile sur un trafic organis&eacute; de d&eacute;tournements de biens priv&eacute;s comme le dit Camille Marceau. 20m3 au moins de costumes de sc&egrave;ne, affiches et autres tr&eacute;sors personnels du mime Marceau se seraient myst&eacute;rieusement volatilis&eacute;s entre le d&eacute;c&egrave;s de l&rsquo;artiste en 2007 et la vente aux ench&egrave;res de son h&eacute;ritage deux ans plus tard.</p>

<p>par C&eacute;cilia Arbona via France Info.</p><p>Address of the bookmark: <a href="http://www.franceinfo.fr/actu/justice/article/trafic-d-oeuvres-d-art-drouot-le-proces-des-cols-rouges-s-est-ouvert-ce-lundi-774301" rel="nofollow">http://www.franceinfo.fr/actu/justice/article/trafic-d-oeuvres-d-art-drouot-le-proces-des-cols-rouges-s-est-ouvert-ce-lundi-774301</a></p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://www.silencecommunity.com/bookmarks/view/12087/le-mime-marceau</guid>
	<pubDate>Sat, 13 Sep 2014 17:50:52 +0200</pubDate>
	<link>https://www.silencecommunity.com/bookmarks/view/12087/le-mime-marceau</link>
	<title><![CDATA[Le mime Marceau]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Le mime ? L'art de la transposition de la vie r&eacute;elle, avec de la po&eacute;sie en plus. Marcel Marceau interrog&eacute; en 1957 pr&eacute;sente son spectacle de mimodrames et d&eacute;voile ses projets. A c&ocirc;t&eacute; de Bip, son personnage central, sensible et po&eacute;tique, si aim&eacute; du public, le mime Marceau veut faire vivre des sc&egrave;nes de la vie parisienne et  projette &eacute;galement la mise en sc&egrave;ne d'une grande pantomime.<br><br> Une br&egrave;ve interview qui  met en lumi&egrave;re la passion d'un artiste fourmillant d'id&eacute;es.<br><br>5 f&eacute;vrier 5 f&eacute;vrier 1957</p><p>Address of the bookmark: <a href="http://www.rts.ch/archives/radio/culture/micro-partout/3368120-le-mime-marceau.html" rel="nofollow">http://www.rts.ch/archives/radio/culture/micro-partout/3368120-le-mime-marceau.html</a></p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
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