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	<title><![CDATA[Silence Community: Le mime face à un "grand vide"]]></title>
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	<pubDate>Thu, 04 Aug 2011 16:50:53 +0200</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le mime face à un "grand vide"]]></title>
	<description><![CDATA[<p>Qui n'a jamais entendu parler du festival Mimos de P&eacute;rigueux (Dordogne), unique manifestation consacr&eacute;e au mime en France depuis vingt-neuf ans ? C'est dire &agrave; la fois son prestige, son incongruit&eacute; et sa r&eacute;sistance dans un paysage festivalier pourtant inflationniste. C'est dire aussi en sourdine combien l'art du mime poss&egrave;de un statut flottant et souffre d'un d&eacute;ficit de reconnaissance dans l'Hexagone : sur les dix-huit compagnies &agrave; l'affiche de Mimos, seulement quatre sont fran&ccedil;aises.<br><br> Programm&eacute;e du 1er au 6 ao&ucirc;t, l'&eacute;dition 2011, sous la direction artistique de Patrick Roger, marque une volont&eacute; de changement. Mimos, "Festival international du mime", devient "Festival des arts du mime et du geste". D&eacute;tail d'importance. Cette rallonge entend agrandir le territoire spectaculaire tout en brisant l'image ringarde du mime, trop souvent cantonn&eacute;e &agrave; celle de <a href="http://bitly.com/dvvZlF" target="_blank">Marcel Marceau</a> (1923-2007). "La situation du mime est sinistr&eacute;e en France, ass&egrave;ne Chantal Achilli, directrice g&eacute;n&eacute;rale de Mimos et du Th&eacute;&acirc;tre L'Odyss&eacute;e, &agrave; P&eacute;rigueux. Il nous faut non seulement lutter contre les clich&eacute;s r&eacute;ducteurs mais nous rapprocher des nouvelles esth&eacute;tiques, celles d'un th&eacute;&acirc;tre gestuel ou physical theatre, comme le disent les Anglo-Saxons, qui apparaissent un peu partout dans le monde avec l'arriv&eacute; des jeunes g&eacute;n&eacute;rations."<br><br> Cette revendication s'appuie sur une vague de fond qui soul&egrave;ve le milieu depuis trois ans. En 2008, &agrave; l'initiative de quelques artistes de mime, dont Claire Heggen et Yves Marc, du Th&eacute;&acirc;tre du mouvement, un comit&eacute; national de r&eacute;flexion autour de l'identit&eacute; du mime et du th&eacute;&acirc;tre gestuel, rassemblant des artistes, des directeurs de th&eacute;&acirc;tres, des critiques, a &eacute;labor&eacute; une s&eacute;rie de mesures susceptibles de revaloriser la profession - une trentaine de compagnies sont r&eacute;pertori&eacute;es en France - tout en soutenant les petits nouveaux.<br><br> Cet "appel au secours", selon la formule de Chantal Achilli, a &eacute;t&eacute; entendu par le ministre de la culture, Fr&eacute;d&eacute;ric Mitterrand, qui avait pris connaissance des propositions du comit&eacute; lors du festival d'Avignon 2010. "Il y a un grand vide autour du mime, souligne Claire Heggen. Pour ne parler que des subventions, il n'existe aucune ligne budg&eacute;taire qui lui soit consacr&eacute;e. Il faut choisir de se d&eacute;finir soit du c&ocirc;t&eacute; de la danse, soit du c&ocirc;t&eacute; du th&eacute;&acirc;tre. Je me souviens qu'au d&eacute;but des ann&eacute;es 1980, Josef Nadj, qui vient du mime, cherchait comme moi &agrave; obtenir des financements. Il s'est tourn&eacute; vers la danse. Nous avons, avec Yves Marc, choisi le th&eacute;&acirc;tre. Il est urgent que cela change."<br><br> Deux grandes mesures sont d'ores et d&eacute;j&agrave; en cours d'&eacute;tude et de r&eacute;alisation. La cr&eacute;ation d'un "p&ocirc;le national des arts du mime", bas&eacute; &agrave; P&eacute;rigueux, dont le maire, Michel Moyrand (PS), vient de commander une &eacute;tude de faisabilit&eacute;, se profile &agrave; l'horizon. A la rentr&eacute;e 2012, l'Ecole sup&eacute;rieure d'art dramatique (il en existe onze actuellement en France qui dispensent le dipl&ocirc;me national sup&eacute;rieur) de Boulogne-Billancourt, dirig&eacute;e par le mime et metteur en sc&egrave;ne Jean-Claude Cotillard, va ouvrir un parcours "arts du mime et du geste".<br><br> "Il faut sortir des anciens sch&eacute;mas, pr&eacute;cise-t-il. Sans renier les enseignements des deux figures historiques du mime que sont <a href="http://bitly.com/h4ivgy" target="_blank">Etienne Decroux</a> (1898-1991) et Jacques Lecoq (1921-1999), il faut b&acirc;tir la p&eacute;dagogie d'un art d'aujourd'hui : celle d'un th&eacute;&acirc;tre visuel bas&eacute; sur une &eacute;criture du plateau et du corps qui assume son souci d'un sens narratif."<br><br> Rosita Boisseau</p><p>Address of the bookmark: <a href="http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/08/04/le-mime-face-a-un-grand-vide_1556116_3246.html" rel="nofollow">http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/08/04/le-mime-face-a-un-grand-vide_1556116_3246.html</a></p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
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