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	<title><![CDATA[Silence Community: Le mime veut faire plus de bruit]]></title>
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	<pubDate>Sat, 04 Aug 2012 11:32:52 +0200</pubDate>
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	<title><![CDATA[Le mime veut faire plus de bruit]]></title>
	<description><![CDATA[<p><strong>Pl&eacute;biscit&eacute;, le plus grand festival du genre en Europe n'&eacute;vite pas la crise d'identit&eacute; d'un art victime de sa caricature. </strong><br><br> <img src="http://www.sudouest.fr/images/2012/08/04/786772_20961283_460x306.jpg" alt="image" style="border: 0px; "><br><em> Les momies de Kumulus, jeudi soir. Mime ou th&eacute;&acirc;tre ? (Photo A. Loth)</em><br><br> Le mot a claqu&eacute;, sec, mercredi : le mime Marceau, qu'on aurait jur&eacute; r&eacute;f&eacute;rence sainte du festival qui secoue P&eacute;rigueux depuis trente ans, ne serait plus qu'un &laquo; pi&egrave;ge &raquo; tendu aux spectateurs les moins avertis. C'est Yves Marc, l'un des fondateurs du Groupe de liaison des arts du mime et du geste (Glam), qui l'a prononc&eacute; au centre culturel de la Visitation, lors d'un d&eacute;bat sur la reconnaissance de la profession (lire &laquo; Sud Ouest &raquo; de jeudi). Le Glam est une commission nationale encadr&eacute;e par le minist&egrave;re de la Culture pour travailler sur l'identit&eacute; institutionnelle de cet &laquo; art du geste &raquo;, jug&eacute; flou et dissous entre th&eacute;&acirc;tre, danse et cirque. Et c'est la question qui court souvent dans la foule : pourquoi les com&eacute;diens ouvrent la bouche (ou pourquoi une fanfare d&eacute;ambule depuis hier, muette) ? Et o&ugrave; sont les clowns tristes, &agrave; marini&egrave;re ?<br><br> &laquo; C'est comme si le mime s'&eacute;tait diffus&eacute; dans les arts voisins &raquo;, a poursuivi Yves Marc. Jusqu'&agrave; dispara&icirc;tre ? Loin de l&agrave;. Mais assez pour mal vivre la &laquo; distorsion aupr&egrave;s du public entre l'image du mime Marceau et la cr&eacute;ation contemporaine &raquo;. Ou de s'enliser dans des d&eacute;bats s&eacute;mantiques compliqu&eacute;s (&laquo; il ne faut pas confondre la parole et la verbalit&eacute; &raquo;, dixit Jacques Baillon, le directeur du Centre national du th&eacute;&acirc;tre). M&ecirc;me le mot mime en g&ecirc;ne beaucoup : pas clair, trop caricatur&eacute; (le type qui imite la porte qui grince, pour mimer son ouverture).<br><br> Cela dit, le d&eacute;bat n'emp&ecirc;che pas la foule de se presser &agrave; P&eacute;rigueux pour faire chavirer ses perceptions, entre spectacles franchement comiques et abstractions mystiques, solistes sensibles ou barnum gigantesque. &laquo; Ce qui parle au public, c'est un bon spectacle &raquo;, tranche Patrick Roger, le conseiller artistique du festival depuis trois ans.<br><br><strong> Une exclusivit&eacute; fran&ccedil;aise</strong><br> &laquo; C'est la force de Mimos : faire oublier, sans l'effacer, en la continuant, l'histoire d&eacute;clench&eacute;e par Marcel Marceau il y a cinquante ans. &raquo; Fa&ccedil;on polie de dire qu'on ne fait plus du Renoir au cin&eacute;ma (et c'est tant mieux). Un commandement, toutefois : &laquo; Que le corps soit particuli&egrave;rement impliqu&eacute; dans la dramaturgie. &raquo; Voil&agrave; &laquo; l'exclusivit&eacute; fran&ccedil;aise &raquo; du festival.<br><br> Mimos est devenu le plus grand festival du genre en Europe avec Londres : 50 000 spectateurs (environ 5 000 en salle) et 500 compagnies pr&eacute;sent&eacute;es au &laquo; in &raquo;, dont toutes les stars possibles. Mais faute de reconnaissance claire de la profession, la ville n'a pas encore tir&eacute; tous les profits de son beau festival - fa&ccedil;on Avignon, du moins.<br><br> Par exemple, le Glam constate, entre autres, que le pays ne dispose pas d'&eacute;cole nationale de la discipline. Et mercredi, lors de la conf&eacute;rence, disons, identitaire, une inspectrice du minist&egrave;re l'a soulign&eacute; : l'&Eacute;tat peut &laquo; envisager des lieux de r&eacute;f&eacute;rence &raquo;, en France, pour le mime. Avec son envie d'un &laquo; p&ocirc;le national &raquo; sur place, P&eacute;rigueux veut jouer cette carte, autant artistique qu'&eacute;conomique et politique. D&eacute;j&agrave;, pour une pr&eacute;fecture &agrave; la taille de sous-pr&eacute;fecture, se distinguer parmi plus de 500 festivals de th&eacute;&acirc;tre en France, ce n'est pas rien en terme de retomb&eacute;es. D'ailleurs, comme l'a rappel&eacute; la directrice de l'Odyss&eacute;e, Chantal Achilli, le pari originel du festival &eacute;tait &laquo; touristique, &agrave; l'origine, pour amener les gens au centre de P&eacute;rigueux &raquo;, quand la vall&eacute;e de la Dordogne les aimantait. On conna&icirc;t la suite. Mais pas l'avenir.<br><br> Par Adrien Vergnolle</p><p>Address of the bookmark: <a href="http://www.sudouest.fr/2012/08/04/le-mime-veut-faire-plus-de-bruit-786772-1980.php" rel="nofollow">http://www.sudouest.fr/2012/08/04/le-mime-veut-faire-plus-de-bruit-786772-1980.php</a></p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
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