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	<title><![CDATA[Silence Community: Marcel Marceau]]></title>
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	<pubDate>Fri, 22 Mar 2013 23:43:35 +0100</pubDate>
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	<title><![CDATA[Marcel Marceau]]></title>
	<description><![CDATA[<p><strong><span>Marcel Marceau</span></strong><br><br><em> Site officiel, en construction&hellip;</em><br><br><strong> Prologue</strong><br> Lorsqu&rsquo;un grand artiste disparait, il passe bien souvent par cette zone ind&eacute;finissable entre l&rsquo;aura de ce qu&rsquo;il fut et la plong&eacute;e de ce qu&rsquo;il laisse, ses dessins, ses archives, ses &eacute;crits et ses correspondances, ses films&hellip; Traces d&rsquo;une m&eacute;moire qui ne remplacera jamais la pr&eacute;sence vibrante de l&rsquo;homme en sc&egrave;ne.<br><br> Marcel Marceau a b&acirc;ti &agrave; partir des fant&ocirc;mes de l&rsquo;invisible une vision humaine et sensible, quotidienne et onirique de notre monde avec la force du tragi-comique et le lyrisme du po&egrave;te. Cette force tient dans cette vie int&eacute;rieure vibrante, respir&eacute;e, capable de traverser son &eacute;pais masque blanc pour s&rsquo;enraciner profond&eacute;ment au c&oelig;ur de l&rsquo;&eacute;nigme humaine.<br><br> Si l&rsquo;on se place d&rsquo;un point de vue occidental, la th&eacute;&acirc;tralit&eacute; de Marcel Marceau puise ses sources dans la Pantomime blanche du XIXe, or si l&rsquo;on &eacute;largit la vision au reste du monde, on r&eacute;alise que l&rsquo;influence des arts orientaux a &eacute;t&eacute; consid&eacute;rable dans son travail. Le th&eacute;&acirc;tre n&ocirc;, le kabuki, le bunraku ont &eacute;t&eacute; des sources d&rsquo;inspiration in&eacute;puisables : masques et expressivit&eacute; des traits du visage, postures, codification des &eacute;motions, personnification des caract&egrave;res, rythmes et musiques ; cette essence m&ecirc;me du th&eacute;&acirc;tre dont parle Antonin Artaud dans Le th&eacute;&acirc;tre et son double. Et m&ecirc;me au del&agrave; des arts de la sc&egrave;ne, l&rsquo;art du dessin et de la calligraphie marquent son travail par la suspension, la retenue et la respiration n&eacute;cessaires dans cette peinture gestuelle. Les signes noirs laiss&eacute;s sur le papier blanc entour&eacute;s d&rsquo;espace rappellent la pr&eacute;sence blanche sur le plateau tra&ccedil;ant des signes dans le vide. &laquo;La force de l&rsquo;essentiel dans l&rsquo;arabesque d&eacute;crite par la main&raquo;, nous dit Marcel Marceau.<br><br> Et pour &eacute;tendre cette r&eacute;flexion aux liens &eacute;troits qui unissent l&rsquo;art de l&rsquo;acteur avec ceux de la peinture et de la sculpture, si l&rsquo;on se penche sur l&rsquo;histoire des arts, on s&rsquo;aper&ccedil;oit tr&egrave;s vite de la volont&eacute; des hommes de vouloir repr&eacute;senter des &eacute;motions mais aussi des id&eacute;es et donc la n&eacute;cessit&eacute; de trouver des codifications qui, en l&rsquo;absence de parole, pourraient &ecirc;tre comprises par tous, dont le but ultime serait peut &ecirc;tre de transcender la condition humaine mais surtout de partager une int&eacute;riorit&eacute;. L&rsquo;&oelig;uvre de Marcel Marceau fait souvent r&eacute;f&eacute;rence aux sculptures de Rodin et aux &oelig;uvres des grands peintres.<br><br> Toute sa virtuosit&eacute; corporelle, avec ses rythmes, ses ruptures, ses temps forts, a nourri et continue de le faire le th&eacute;&acirc;tre contemporain. Mais bien au-del&agrave; d&rsquo;une technique rigoureuse que le temps a sculpt&eacute;e, on reste &eacute;merveill&eacute; par la magie d&rsquo;un seul homme dans un espace vide, avec comme seul outil son corps, son imaginaire et son extraordinaire sensibilit&eacute;. En effet, toute th&eacute;orie ou analyse technique s&rsquo;efface devant l&rsquo;&eacute;vidence d&rsquo;une telle puissance dramatique.<br><br> Au cours de sa longue carri&egrave;re, Marcel Marceau va porter l&rsquo;art du mime sur les sc&egrave;nes du monde entier, brisant les fronti&egrave;res de la langue et redonnant &agrave; cet art une envergure cosmopolite et populaire. Que ce soit d&rsquo;une fa&ccedil;on soliste ou en temps que dramaturge au travers de ses compagnies de mimodrame, il ne cessera de questionner l&rsquo;art th&eacute;&acirc;tral par le parti pris du silence. En 1978, il fonde l&rsquo;&Eacute;cole internationale de mimodrame Marcel Marceau avec la volont&eacute; et l&rsquo;espoir farouche de r&eacute;aliser l&rsquo;une de ses aspirations les plus profondes : l&rsquo;humanisme des peuples, l&rsquo;art comme point de rencontre de toutes les cultures o&ugrave; plus de vingt nationalit&eacute;s se c&ocirc;toient autour d&rsquo;un enseignement pluridisciplinaire.<br><br> Il disait : &laquo;Dans mes mimodrames et dans mes pantomimes au th&eacute;&acirc;tre, je peux construire un monde tel que je voudrais qu&rsquo;il soit, montrer la d&eacute;chirure, le mal, en ne montrant pas l&rsquo;abandon mais un cri d&rsquo;espoir. Je crois &agrave; la r&eacute;demption humaine &agrave; travers le th&eacute;&acirc;tre.&raquo;<br><br> Par la richesse de son art universel, il a inspir&eacute; des artistes de tous horizons et dialogu&eacute; avec les grands cr&eacute;ateurs de son &eacute;poque. Parmi ses nombreux compagnons de route, nous citerons son fid&egrave;le complice Pierre Verry et le peintre et d&eacute;corateur Jacques No&euml;l dont le travail est intimement li&eacute; &agrave; son univers po&eacute;tique.<br><br> Marcel Marceau a ouvert la voie au corps de l&rsquo;acteur et repr&eacute;sente un ferment pour de jeunes compagnies issues du th&eacute;&acirc;tre contemporain, du mime, de la danse et du hip hop ; il disait : &laquo;Tr&egrave;s souvent la g&eacute;n&eacute;ration qui vieillit s&rsquo;installe dans le regret d&rsquo;un pass&eacute; qu&rsquo;elle ne veut pas quitter, la jeune g&eacute;n&eacute;ration, elle, est lanc&eacute;e vers l&rsquo;invisble et le r&ecirc;ve&hellip; L&rsquo;irrationnel lui semble naturel.&raquo;</p><p>Address of the bookmark: <a href="http://marcel-marceau.com/" rel="nofollow">http://marcel-marceau.com/</a></p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
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