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	<title><![CDATA[Silence Community: Live Room's pages]]></title>
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	<description><![CDATA[]]></description>
	
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	<pubDate>Sun, 09 Dec 2012 17:20:03 +0100</pubDate>
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	<title><![CDATA[ENTRETIEN AVEC Mario GONZALEZ (1/2)]]></title>
	<description><![CDATA[<p style="text-align: center; "><strong>ENTRETIEN AVEC <br /> Mario GONZALEZ</strong></p><p><br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: Mario GONZALEZ Bonjour.<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: Bonjour Philippe PILLAVOINE.<br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: Merci beaucoup d'avoir accept&eacute; cette invitation &agrave; un entretien film&eacute;. Une premi&egrave;re pour nous pour SilenceCommunity.com qui est le site communautaire d&eacute;di&eacute; &agrave; l'art du Mime. Alors je ne sais pas s'il faut que je vous vouvoie pour les internautes ou si je vous tutoie. <br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: J'aimerais beaucoup le tutoiement. <br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: D'accord. Alors Mario tu es professeur, com&eacute;dien, metteur en sc&egrave;ne de th&eacute;&acirc;tre, de jeu masqu&eacute;... Alors de th&eacute;&acirc;tre et de jeu masqu&eacute;&nbsp;?<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: Et de clown. <br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: Et de clown. <br /><br /><strong> LE GUATEMALA</strong><br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: Tu as commenc&eacute; au Guatemala...<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: J'ai commenc&eacute; au Guatemala mais sans m'en rendre compte. J'ai commenc&eacute; parce que... d'abord ma m&egrave;re qui &eacute;tait pu&eacute;ricultrice m'a appris &agrave; faire des marionnettes en papier m&acirc;ch&eacute;, &agrave; les habiller, les peindre et &agrave; jouer avec. Donc j'ai commenc&eacute; par faire rigoler ma famille, et apr&egrave;s les voisins, apr&egrave;s le quartier, et apr&egrave;s la ville... Et je suis rentr&eacute; de plein pied dans ce m&eacute;tier par le plaisir pur. Et j'ai d&eacute;couvert que ce plaisir avait un prix. Et qu'on me payait pour &ccedil;a. Donc d&eacute;j&agrave; &agrave; 9, 10 ans, je gagnais de l'argent. On vendait mon spectacle ensemble avec des glaces et des g&acirc;teaux pour les anniversaires. Mon camarade qui travaillait avec moi, un camarade d'&eacute;cole, il n'aimait pas parler. Il avait peur de parler. Il avait des probl&egrave;mes d'&eacute;locution. Du coup, c'est moi qui devais faire tous les mots, tous les dialogues, et j'&eacute;tais pouss&eacute;... j'adorais &ccedil;a. Donc je faisais toutes les voix. Parce que j'&eacute;tais derri&egrave;re un castelet, et c'est ma main qui s'exprimait. Et mon corps et ma voix avec. Mais comme j'&eacute;tais cach&eacute;, j'y allais dans les sentiments, dans les rires, dans tous. Car quand tu es cach&eacute;, tu n'as plus de limite, tu n'as pas de barri&egrave;re. Tu as une barri&egrave;re et tu n'as pas de barri&egrave;re. Mais enfin, quand je suis arriv&eacute; &agrave; 18 ans, tout simplement, je passais &agrave; la place de ma main. J'&eacute;tais pr&ecirc;t pour jouer. Ma main m'avait pratiquement guid&eacute; toute ma vie. Et j'&eacute;tais com&eacute;dien sans le savoir. Et par hasard, j'ai remplac&eacute; quelqu'un dans une r&eacute;p&eacute;tition, et &ccedil;a ne s'est jamais arr&ecirc;t&eacute; jusqu'&agrave; maintenant. C'&eacute;tait comme &ccedil;a pour le plaisir. J'ai d&eacute;couvert l'importance du m&eacute;tier petit &agrave; petit. Si je n'&eacute;tais pas bon, si je n'&eacute;tais pas sinc&egrave;re, on ne me payait pas. Les gens ne s'arr&ecirc;taient pas. Je jouais aussi dans la rue. Donc j'ai commenc&eacute; &agrave; comprendre tout &ccedil;a sans que personne ne me l'explique. Et c'est comme &ccedil;a que je suis arriv&eacute; aux masques et au th&eacute;&acirc;tre.  Mon p&egrave;re ne voulait pas que je fasse du th&eacute;&acirc;tre. Il &eacute;tait compl&egrave;tement oppos&eacute; &agrave; &ccedil;a. Du coup, j'ai commenc&eacute; quand m&ecirc;me &agrave; faire du th&eacute;&acirc;tre en cachette, j'ai accept&eacute; de faire de l'architecture. J'ai fait trois ans et demi quand m&ecirc;me...<br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: D'architecture...<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: Voil&agrave; parce que mon p&egrave;re voulait que je fasse un vrai m&eacute;tier. Il ne voulait pas que je sois com&eacute;dien, chanteur, musicien comme lui. <br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: Il &eacute;tait aussi artiste&nbsp;?<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: Et oui, il ne voulait pas que je donne &agrave; mes enfants &agrave; manger que du riz. J'ai commenc&eacute; en cachette &agrave; suivre des r&eacute;p&eacute;titions, en cachette j'ai r&eacute;ussi &agrave; rentrer dedans j'ai remplac&eacute; au pied lev&eacute; un com&eacute;dien... Comme j'avais assist&eacute; &agrave; toutes les r&eacute;p&eacute;titions je connaissais le texte par c&oelig;ur. Mais comme je devais &ecirc;tre devant les cam&eacute;ras, les photos et tout, j'ai commenc&eacute; &agrave; me changer mon nez, &agrave; jouer avec des lunettes, &agrave; me faire des faux cils, je me d&eacute;guisais, des perruques beaucoup, de corps je changeais toujours de corps, pour que si mon p&egrave;re voyait une photo ne me reconnaisse pas. Et changer de nom... donc j'avais un pseudonyme, et il n'y avait pas un spectacle o&ugrave; je jouais avec mon v&eacute;ritable visage. J'ai d&eacute;couvert le masque par motivation profonde. La v&eacute;ritable raison du masque je l'avais en moi-m&ecirc;me car je ne voulais pas que personne ne me reconnaisse. Et mon p&egrave;re &agrave; un moment donn&eacute; a d&eacute;couvert que je faisais du th&eacute;&acirc;tre parce qu'il m'a dit &laquo;&nbsp;d'o&ugrave; tu sors cet argent&nbsp;? D'o&ugrave; il vient&nbsp;?&nbsp;&raquo; Parce que j'ai toujours aid&eacute; ma famille, et j'ai du lui avouer, &laquo;&nbsp;&eacute;coutez c'est parce que je fais &ccedil;a&nbsp;!&nbsp;&raquo; Il m'a dit &laquo;&nbsp;Eh bien puisque c'est comme &ccedil;a, je te permets d'arr&ecirc;ter l'architecture, et de continuer &agrave; faire ce que tu donnes, parce que &ccedil;a a l'air de fonctionner&nbsp;&raquo;. <br /><br /><strong> L'ARRIV&Eacute;E EN FRANCE</strong><br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: Tu es venu en France pour faire du Th&eacute;&acirc;tre&nbsp;?<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: Non, non justement. Je suis arriv&eacute; &agrave; 25 ans, en travaillant dans tout, et pour tout et n'importe quoi et n'importe qui. Je faisais du ballet classique, du ballet moderne, du ballet folklorique, du th&eacute;&acirc;tre classique, du th&eacute;&acirc;tre moderne,... qu'est-ce que j'ai pas fait&nbsp;? Au Guatemala. &Agrave; mon &acirc;ge, j'avais, je ne sais pas, 18, 19, 20 ans. J'avais un programme de t&eacute;l&eacute;vision, o&ugrave; j'&eacute;tais clown, o&ugrave; j'&eacute;crivais mes chansons, je les chantais moi-m&ecirc;me, je les jouais au piano,... bref j'avais une position int&eacute;ressante. Et &agrave; moment donn&eacute;, je me suis dis &laquo;&nbsp;qu'est-ce que je fais ici&nbsp;?&nbsp;Je veux apprendre. Je veux qu'on me dise quoi faire, qu'on m'aide, qu'on me fasse avancer. &raquo; Et personne n'&eacute;tait capable. Je ne sentais pas qu'il y ait quelqu'un qui puisse me faire avancer. Je me suis dit &laquo;&nbsp;Bon je vais arr&ecirc;ter tout. Pendant au moins 2, 3ans. Je vais aller, tiens en France, parce que j'aime cette langue, et je vais faire du fran&ccedil;ais. Je vais apprendre la langue fran&ccedil;aise. Et je vais arr&ecirc;ter le th&eacute;&acirc;tre minimum pendant 2, 3 ans. On verra apr&egrave;s s'il y avait quelque chose, ou si vraiment ce n'est pas la peine.&nbsp;&raquo; Donc je suis venu ici, en France, &agrave; 25 ans, en 1967 pour apprendre le Fran&ccedil;ais. J'arrive en France pour faire de la langue &agrave; La Sorbonne, &agrave; l'&eacute;cole des langues de Censier, qui existe encore. Eh bien, il y avait trois cours par semaine, maigres comme &ccedil;a. Donc je m'ennuyais &agrave; mort. Et comme par hasard, dans le m&ecirc;me b&acirc;timent, il y avait l'institut des &eacute;tudes th&eacute;&acirc;trales, rien que &ccedil;a. Th&eacute;oriques&nbsp;! Je me suis dis &laquo;&nbsp;Bon, c'est th&eacute;orique, allez&nbsp;! Allez pour pas m'ennuyer.&nbsp;&raquo; En plus on mangeait tous dans la m&ecirc;me cantine. Les gens de langues et le th&eacute;&acirc;tre, &eacute;taient tous dans la m&ecirc;me cantine, je n'arr&ecirc;tais pas d'entendre parler de th&eacute;&acirc;tre, enfin bref... Je me suis inscrit. C'&eacute;tait Bernard Dort [<a href="/pg/photos/view/8488/bernard-dort" target="_blank">photo</a>], qui &eacute;tait le directeur de cette institution, et puis comme &ecirc;tre Guat&eacute;malt&egrave;que &eacute;tait tr&egrave;s exotique, d&egrave;s qu'on voyait que c'&eacute;tait Guat&eacute;malt&egrave;que on m'envoyait en Italie, au Canada, on m'envoyait &agrave; des colloques. Notamment en Italie, j'allais &agrave; l'&eacute;cole en Gondole, &agrave; Venise&nbsp;! Ah c'&eacute;tait fabuleux. Je ne sais pas, au bout de deux ou trois mois, il y a eu une conf&eacute;rence au th&eacute;&acirc;tre, &agrave; l'Od&eacute;on, au Petit-Od&eacute;on, c'&eacute;tait Tania Balachova [<a href="/pg/photos/view/8490/tania-balachova" target="_blank">photo</a>]. C'&eacute;tait une grande dame qui avait une &eacute;cole, un cours. Du coup elle donnait cette conf&eacute;rence, et je suis all&eacute; &agrave; la conf&eacute;rence, comme j'allais souvent &agrave; des conf&eacute;rences, parce que c'est &ccedil;a qui m'int&eacute;ressait, en m&ecirc;me temps que j'apprenais la langue. Dans la conf&eacute;rence, &agrave; c&ocirc;t&eacute; de moi, il y avait Jean-Claude Penchenat, Georges Bonnot du Th&eacute;&acirc;tre du Soleil. Et puis on a... il y a eu des atomes crochus tout de suite. &laquo;&nbsp;Tu es du Guatemala&nbsp;? Ah vraiment&nbsp;?&nbsp;&raquo; Et puis ils m'ont invit&eacute; voir un spectacle qu'ils jouaient. Un samedi apr&egrave;s-midi, au Cirque d'Hiver Montmartre, il s'appelait L'arbre sorcier, J&eacute;r&ocirc;me et la tortue mis en sc&egrave;ne par Catherine Dast&eacute; avec les com&eacute;diens du Th&eacute;&acirc;tre du Soleil, que je ne connaissais pas du tout. Et du coup, je suis all&eacute; voir le spectacle, tr&egrave;s beau, tr&egrave;s bien. Et ils m'ont dit &laquo;&nbsp;ce soir, on joue Le songe d'une nuit d'&eacute;t&eacute; [<a href="/pg/photos/view/8491/le-songe-dune-nuit-dt" target="_blank">photo</a>], donc si tu veux rester...&nbsp;&raquo;  J'ai mang&eacute; avec eux et suis rest&eacute;. J'ai vu Le song&eacute; d'une nuit d'&eacute;t&eacute;, je crois que je n'avais jamais vu quelque chose d'aussi beau... pas &laquo;&nbsp;je crois&nbsp;&raquo;, je n'avais jamais vu quelque chose d'aussi beau de ma vie. Les danseurs de B&eacute;jart qui faisaient les elfes, et les amazones les danseuses, la vedette de B&eacute;jart faisait Titania, le plus grand danseur &agrave; ce moment l&agrave; faisait Ob&eacute;ron, et puis les com&eacute;diens du Soleil &eacute;taient tellement extraordinaires... Philippe L&eacute;otard, qui faisait Bottom,... et je m'arr&ecirc;te l&agrave;. Bon, je ne connaissais pas Philippe L&eacute;otard, je ne connaissais pas les danseurs de B&eacute;jart, je d&eacute;couvre l'&eacute;lite, la cr&egrave;me de l'art &agrave; ce moment l&agrave;. Et je suis enchant&eacute;. Je d&eacute;teste les f&ecirc;tes, je me couche &agrave; 9 heures et demi, 10 heures du soir tous les jours m&ecirc;me jeune, maintenant encore pire&nbsp;! Mais ils m'ont dit &laquo;&nbsp;On fait une f&ecirc;te&nbsp;&raquo;. J'&eacute;tais tellement euphorique, que je suis rest&eacute; &agrave; la f&ecirc;te, et puis j'ai dans&eacute;, chant&eacute;, n'importe quoi&nbsp;! Heureux&nbsp;! Vraiment le bonheur total. Et vers 3 heures et demi du matin, il y a une dame qui vient s&rsquo;asseoir et qui me confesse. &laquo;&nbsp;Tu t'appelles comment&nbsp;? Tu viens d'o&ugrave;&nbsp;? Quel &acirc;ge as-tu&nbsp;?&nbsp;&raquo;... Tout&nbsp;! Et je r&eacute;ponds. Et puis elle me dit &laquo;&nbsp;C'est moi le metteur-en-sc&egrave;ne.&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Enchant&eacute; Madame.&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Et puis lundi prochain...&nbsp;&raquo; On &eacute;tait samedi. &laquo;&nbsp;On commence un travail sur les clowns. Si &ccedil;a t'int&eacute;resse, j'aimerais bien que tu viennes.&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Ah bon...&nbsp;&raquo; Et elle m'a dit &laquo;&nbsp;Si tu sais quoi dire, tu parles, sinon tu l'as ferme.&nbsp;&raquo; Comme &ccedil;a, ces termes l&agrave;. &laquo;&nbsp;Si tu comprends un exercice, vas-y, sinon s'il te pla&icirc;t ne bouge pas, tu vas te faire virer.&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;D'accord.&nbsp;&raquo; &laquo;&nbsp;Et je te fous dehors quand je veux, tu t'en vas quand tu veux.&nbsp;&raquo; Et &ccedil;a, &ccedil;a m'a beaucoup plu. <br /><br /><strong> LE TH&Eacute;&Acirc;TRE DU SOLEIL</strong><br /> Mario GONZALEZ : Et du coup on s'est serr&eacute; la main et puis lundi j'&eacute;tais l&agrave;. Le premi&egrave;re r&eacute;p&eacute;tition avait lieu &agrave; Chaillot. Dans une salle de r&eacute;p&eacute;tition qui maintenant est un th&eacute;&acirc;tre. Le troisi&egrave;me th&eacute;&acirc;tre &agrave; Chaillot c'est la salle o&ugrave; j'ai commenc&eacute; &agrave; r&eacute;p&eacute;ter. Et puis je me suis lanc&eacute;. Comme je n'avais pas peur, je n'avais pas demand&eacute; du travail, je ne voulais pas rester, &ccedil;a m'&eacute;tait compl&egrave;tement &eacute;gal de rester ou partir. Je crois que quand on est dans ces conditions l&agrave;, en principe on reste. Et c'est comme &ccedil;a&nbsp;: c'est elle qui m'a voulu et elle m'a eu. Je suis quand m&ecirc;me rest&eacute; neuf ans avec eux. Et pour Les Clowns il y avait quarante huit personnes qui essayaient. On est rest&eacute; huit. <br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: Le spectacle Les Clowns [<a href="/pg/photos/view/8492/les-clowns" target="_blank">photo</a>] s'est fait avec huit com&eacute;diens&nbsp;?<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: Huit com&eacute;diens avec un orchestre et huit clowns qui faisaient des clowns. Et l'orchestre &eacute;tait aussi fait par des clowns mais c'&eacute;tait le rattrapage, l'orchestre. <br />Philippe PILLAVOINE&nbsp;: &Ccedil;a c'est vers 1968, 67 ?<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: 68. Et on faisait le tour de Paris, parce qu'on n'avait pas de lieu. On a travaill&eacute; au Th&eacute;&acirc;tre R&eacute;camier, qui existait &agrave; ce moment l&agrave;, qui &eacute;tait d&eacute;j&agrave; en d&eacute;cadence totale, et &agrave; l'Ath&eacute;n&eacute;e, dans le foyer de l'Ath&eacute;n&eacute;e, dans... enfin bref on a fait le tour de Paris, parce qu'il n'y avait pas de lieu. Et on a jou&eacute; Les Clowns &agrave; l&rsquo;&Eacute;lys&eacute;e Montmartre. C'&eacute;tait un gros succ&egrave;s. Et apr&egrave;s &ccedil;a, elle a commenc&eacute; &agrave; chercher vraiment un lieu pour elle parce que ce n'est pas possible. Guy-Claude Fran&ccedil;ois [<a href="/pg/photos/view/8493/guyclaude-franois" target="_blank">photo</a>], l'architecte de la troupe ou un des architectes a trouv&eacute; la Cartoucherie. On est all&eacute; investir les lieux [<a href="/pg/photos/view/8494/le-thtre-du-soleil" target="_blank">photo</a>]. Puis on a vraiment mis en place cette affaire. Avec nos mains&nbsp;! Il n'y avait pas d'&eacute;lectricit&eacute;, pas d'eau. On allait chercher dans des charrettes de l'eau dans le Parc Floral qui &eacute;tait, je ne sais pas, &agrave; quatre cents m&egrave;tres. Avec une charrette c'est difficile, &ccedil;a tombe,... en hiver&nbsp;! Pour manger on faisait des chaudrons. Et avec du bois, du bois de Vincennes, parce qu'il n'y avait pas d'argent et des grosses po&ecirc;l&eacute;es pour tout le monde. On &eacute;tait cinquante et quelques et tous les cinquante jours il fallait que tu fasses la bouffe pour tout le monde. Et il fallait que ce soit bon. Ce jour l&agrave; &eacute;videmment tu ne travaillais pas, mais tu faisais &agrave; manger pour tout le monde. Et le pl&acirc;tre il fallait le mettre vite sinon &ccedil;a s&eacute;chait, sans gants, sans rien...<br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: Apr&egrave;s c'&eacute;tait 1789 ?<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: Non. Il y a eu la reprise de La Cuisine [<a href="/pg/photos/view/8495/la-cuisine" target="_blank">photo</a>]. Que j'ai fait avec eux. Pour moi &ccedil;a compte. C'&eacute;tait une pi&egrave;ce extraordinaire et une belle exp&eacute;rience. Ce n'&eacute;tait pas un r&ocirc;le que j'avais cr&eacute;&eacute;. C'&eacute;tait un r&ocirc;le muet. Et il y avait &eacute;norm&eacute;ment de mime. Et &ccedil;a m'a marqu&eacute; de fa&ccedil;on ind&eacute;l&eacute;bile. Une des plus belles exp&eacute;riences que j'ai eu de ma vie&nbsp;: La Cuisine. <br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: Donc c'est ta premi&egrave;re approche avec un jeu silencieux ?<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: Oui.<br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: Et tu le consid&eacute;rais comme du mime ?<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: Oui c'&eacute;tait du mime.<br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: Tu le consid&eacute;rais comme du mime ?<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: Non, c'&eacute;tait du th&eacute;&acirc;tre mais quand m&ecirc;me on mimait la viande, on mimait les d&eacute;coupes... Mais pour cela, on est all&eacute; voir de vrais restaurants, on est all&eacute; voir de vrais bouchers, de vrais boulangers. Et on voyait comme ils faisaient. Et en voyant on pouvait copier, si tu veux. Et on a t&acirc;t&eacute;, vraiment les mati&egrave;res. On a coup&eacute;... on pouvait m&ecirc;me sentir les bruits tellement on les avait dans le corps. Moi je faisais Rapha&euml;l [<a href="/pg/photos/view/8496/la-cuisine" target="_blank">photo</a>], le... celui qui lave les assiettes,... le plongeur. Je n'arr&ecirc;tais pas. Il fallait qu'il ramasse toutes les assiettes. Tu vois&nbsp;? Il n'y avait pas d'assiettes... &Agrave; un moment donn&eacute; Rapha&euml;l a des assiettes et il tr&eacute;buche et... plab&nbsp;! Et les gens du public font &ccedil;a ! Il n'y avait rien&nbsp;! Il n'y avait que le bruit, il n'y avait que le mime. C'est l&agrave; o&ugrave; j'ai d&eacute;couvert que je savais faire &ccedil;a. Parce qu'on ne t'apprend rien au Soleil. On ne te dit pas comment faire. Ariane t'a jamais dit &laquo;&nbsp;Fais &ccedil;a, fais &ccedil;a...&nbsp;&raquo;. Jamais&nbsp;! Eh bien voil&agrave; je crois que je savais faire car elle ne m'a jamais dit quoi que ce soit, on ne m'a jamais remplac&eacute;. <br /> Il y avait Les Clowns, reprise de La Cuisine, 1789,... parce que jusqu'&agrave; 1789 [<a href="/pg/photos/view/8497/1789" target="_blank">photo</a>] on parlait de La Cuisine comme le plus succ&egrave;s du Th&eacute;&acirc;tre du Soleil. Apr&egrave;s c'&eacute;tait Le Songe d'une nuit d'&eacute;t&eacute;, et apr&egrave;s il y a 1789 [<a href="/pg/photos/view/8498/1789" target="_blank">photo</a>] qui est venu &eacute;craser tout. C'&eacute;tait un superbe beau spectacle. Elle le dit tr&egrave;s bien, elle disait toujours &laquo;&nbsp;C'est maintenant qu'on commence, c'est maintenant qu'on commence...&nbsp;&raquo; Chaque spectacle c'&eacute;tait le d&eacute;but. Tu vois&nbsp;? Elle avait raison. En plus elle changeait totalement d'un spectacle &agrave; l'autre. Le d&eacute;cor &eacute;tait radicalement diff&eacute;rent, rien &agrave; voir mais rien &agrave; voir avec l'autre. La Cuisine c'&eacute;tait du th&eacute;&acirc;tre total. C'&eacute;tait du cirque. Les Clowns c'&eacute;tait &agrave; l'italienne [<a href="/pg/photos/view/8499/les-clowns" target="_blank">photo</a>]. Et 1789 c'&eacute;tait sept estrades [<a href="/pg/photos/view/8500/1789" target="_blank">photo</a>], les gens debouts qui d&eacute;ambulaient avec des gradins qui regardaient. C'&eacute;tait quand m&ecirc;me incroyable. L'&acirc;ge d'or&nbsp;: quatre crat&egrave;res [<a href="/pg/photos/view/8501/lge-dor" target="_blank">photo</a>], des crat&egrave;res avec de la terre qui venait du chantier des halles. C'est comme &ccedil;a qu'on a construit les dunes. Les gens s'asseyaient dans un crat&egrave;re [<a href="/pg/photos/view/8502/lge-dor" target="_blank">photo</a>], et on entendait du bruit,... Ils allaient dans l'autre crat&egrave;re, avec nous aussi. Et apr&egrave;s &ccedil;a, &agrave; partir de M&eacute;phisto, elle a instaur&eacute; la version &agrave; l'italienne, qui reste jusqu'&agrave; maintenant. Sauf avec Les &Eacute;ph&eacute;m&egrave;res elle n'a jamais plus chang&eacute;. C'est toujours le public et la sc&egrave;ne. <br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: C'est parce que Guy-Claude Fran&ccedil;ois a arr&ecirc;t&eacute; de travailler avec elle ou non ?<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: Oui. Je n'avais pas fait la liaison, moi. C'est &agrave; lui que je dois beaucoup de choses. <br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: En sc&eacute;nographie&nbsp;? Peut-&ecirc;tre aussi tes &eacute;tudes d'architecte&nbsp;?<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: Oui mes trois ans et demi &ccedil;a m'aide. Les affiches que je faisais, mes maquettes. Et c'est vrai, m&ecirc;me si je compte maintenant avec des gens vraiment formidables qui m'aident &agrave; r&eacute;aliser mes r&ecirc;ves, mais mes d&eacute;cors c'est moi qui les veux. C'est moi qui les invente, c'est moi qui les d&eacute;sire. Et la personne qui m'aide, les fait tr&egrave;s bien. <br /><br /><strong> L'&Acirc;GE D'OR</strong><br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: Et sur L'&acirc;ge d'or [<a href="/pg/photos/view/8503/lge-dor" target="_blank">photo</a>], c'est ta premi&egrave;re approche avec le th&eacute;&acirc;tre masqu&eacute; &agrave; part au Guatemala&nbsp;?<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: Non, 1789 &eacute;tait d&eacute;j&agrave; masqu&eacute;. <br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: D'accord. Tu jouais quel r&ocirc;le dans 1789&nbsp;?<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: Dans 1789, on jouait tous beaucoup de r&ocirc;les, &eacute;norm&eacute;ment. D'ailleurs je d&eacute;marrais le spectacle dans une fable. Il y avait l'&eacute;glise&nbsp;: c'&eacute;tait moi le corbeau. Il y avait l'&acirc;ne qui &eacute;tait le peuple. Elle voulait parler de l'&eacute;poque moderne. Elle disait &laquo;&nbsp;Pour parler de l'&eacute;poque moderne, vraiment il faut qu'on prenne un recul. Faut que l'on soit ailleurs. Donc on va &ecirc;tre dans l'ann&eacute;e 2030, 2050, et on va dire&nbsp;: &Agrave; ce moment l&agrave;, en France, il y avait &ccedil;a.&nbsp;&raquo; C'&eacute;tait une belle id&eacute;e parce qu'on appelait l'&acirc;ge d'or cette p&eacute;riode l&agrave;. Alors &ccedil;a nous a beaucoup inspir&eacute;. On a commenc&eacute; &agrave; inventer en vrac des situations de toutes sortes. Comme dans 1789, c'&eacute;tait pareil. On a invent&eacute; des situations, on les mettait en vrac, et apr&egrave;s elle faisait la chronologie. Elle les mettait en ordre, dans l'ordre qu'elle trouvait et jugeait, tr&egrave;s justement, la meilleure disposition. <br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: Et tu as trouv&eacute; ton personnage rapidement, c'est &ccedil;a&nbsp;?<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: Assez rapidement oui. <br /> Philippe PILLAVOINE&nbsp;: Marcel Pantalon c'est&nbsp;?<br /> Mario GONZALEZ&nbsp;: C'est-&agrave;-dire que j'ai essay&eacute; Pantalon classique. Comme tout le monde le sait, tout maigre, avec des jambes maigres, en rouge, petite cape, et la barbichette et tout... J'ai vraiment essay&eacute; fort. D'ailleurs on a appel&eacute; des gens du Piccolo Th&eacute;&acirc;tre de Milan de Strehler et tout, on s'entendait bien. Il y a des gens qui ont &eacute;t&eacute; engag&eacute;s et d&eacute;sengag&eacute;s pratiquement le jour m&ecirc;me. Parce qu'ils arrivaient &agrave; nous montrer des clics et des clacs, que des clich&eacute;s. Et Ariane leur a tr&egrave;s gentiment dit que &laquo;&nbsp;ce n'&eacute;tait pas de &ccedil;a qu'on avait besoin, merci&nbsp;&raquo;. Donc ils sont repartis aussi sec. Et nous on a commenc&eacute; &agrave; rechercher les vraies sources de ce miracle de la Commedia dell'Arte. Le contact direct avec le public. Comment raconter une histoire. Pourquoi&nbsp;? La motivation profonde. Et comment se mouvoir. Et comment montrer des choses le plus physiquement possible. On a commenc&eacute; &agrave; utiliser des masques. Erhard Stiefel [<a href="/pg/photos/view/8504/erhard-stiefel" target="_blank">photo</a>] a cr&eacute;&eacute; des beaut&eacute;s. On les mettait l&agrave;, ils sont toujours l&agrave; la plupart, et tu t'installais, tu voyais les masques. Elle disait &laquo;&nbsp;Qui y va&nbsp;?&nbsp;&raquo;. Alors voil&agrave;, tu y vas ou pas. Tu prenais le masque, tu t'habillais comme tu veux et tu faisais. Et quand ce n'est pas bon &laquo;&nbsp;Sortez s'il vous pla&icirc;t. Quelqu'un d'autre.&nbsp;&raquo; Et elle prend la cr&egrave;me. Elle prend le plus beau. C'est que j'ai essay&eacute; ce personnage barbichette etc... Et &ccedil;a ne marchait pas. C'&eacute;tait bien mais ce n'&eacute;tait pas &ccedil;a. Je me suis dit &laquo;&nbsp;Moi, moi &ccedil;a ne me pla&icirc;t pas.&nbsp;&raquo; Je vais essayer de faire un Pantalon... pas du tout le Pantalon maigre, pas la barbichette, un Pantalon, un gros Pantalon, un vieux marin, avec des grosses &eacute;paules, des gros bras, des gros pectoraux, un Pantalon comme on n'en a jamais vu. J'&eacute;tais content de la silhouette, ravi. Parce que personne ne nous aide. On est tout seul &agrave; faire &ccedil;a. Donc devant un miroir qui est ton meilleur ami, j'ai mis une robe, une longue robe, je l'ai enfil&eacute;e, et puis en l'enfilant, mes belles &eacute;paules sont parties en arri&egrave;re, et mes beaux pectoraux sont descendus en bide [<a href="/pg/photos/view/8505/pantalone" target="_blank">photo</a>]. Et je commen&ccedil;ais &agrave; rigoler, &ccedil;a m'a fait beaucoup rire la forme. Et j'ai rigol&eacute; tellement que je me pliais comme &ccedil;a, et je me disais &laquo;&nbsp;Mais en me pliant comme &ccedil;a, je me vois encore plus dr&ocirc;le.&nbsp;&raquo; &Agrave; ce moment l&agrave; passait Ariane par l&agrave; et m'a dit &laquo;&nbsp;Bouge pas, bouge pas.&nbsp;&raquo; Elle a appel&eacute; Fran&ccedil;oise Tournafond qui faisait les costumes, les dessins des costumes, qui finissait les costumes que nous on trouvait, et qui nous aidait beaucoup. Elle a dessin&eacute;, elle a croqu&eacute;,... et &ccedil;a n'a pas boug&eacute; [<a href="/pg/photos/view/8506/pantalone" target="_blank">photo</a>]. Du coup en cherchant de ne pas faire ce qui fait la tradition, je me suis rendu compte qu'effectivement aux innocents les mains pleines. Il faut inventer. Il faut se laisser aller. Il faut vraiment se faire plaisir.</p><p>&gt; <a href="/pg/pages/view/8521/entretien-avec-mario-gonzalez-22">Page suivante</a>.</p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
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	<pubDate>Fri, 25 Feb 2011 01:02:41 +0100</pubDate>
	<link>https://www.silencecommunity.com/pages/view/1929/live-room-past</link>
	<title><![CDATA[[Live Room] past]]></title>
	<description><![CDATA[<p><strong>- Friday, February 18, 2011 to 19:00 hours GMT:</strong> <a href="http://bit.ly/ijObTZ" target="_blank">Mim'provisation</a> live "Comme Vous Emoi".<br /> <strong>- Saturday, March 12, 2011 from 13 to 17 hours GMT:</strong> "<a href="http://bit.ly/ie7hTI" target="_blank">Information Day for the Arts professional mime and gesture</a>" live from the International Visual Theatre.<br /> <strong>- Saturday, June 4, 2011 to 6:00 pm GMT:</strong> "<a href="http://bitly.com/jNJnHQ" target="_blank">La chambre de Camille</a>" by Hippocampe company live from Lavoir Moderne Parisien, 35 rue L&eacute;on, 75018 Paris, France. <br /> <strong>- Friday, February 10, 2012, to 7:00 pm GMT:</strong> <a href="/pg/videos/play/group:1771/3641/mimesis" target="_blank">MIMESIS</a> by the companies: Th&eacute;&acirc;tre des Grands Chemins, Compagnie Racines de Poche, La compagnie des Mimes, Compagnie L Danse, Sangfroidgitan, Th&eacute;&acirc;tre L'&eacute;coutille, Projectyl, Energinmotion, Autour du Mime, Hippocampe, Les &Eacute;l&eacute;phants Roses and Platform 88 live to Comme Vous Emoi center at Montreuil in France.</p>]]></description>
	<dc:creator>Billy Deylord</dc:creator>
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	<pubDate>Fri, 25 Feb 2011 00:56:35 +0100</pubDate>
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	<title><![CDATA[[Live Room] passées]]></title>
	<description><![CDATA[<p><strong>- Vendredi 18 f&eacute;vrier 2011 &agrave; 20 heures&nbsp;:</strong> <a href="http://bit.ly/eCfVBo" target="_blank">Mim'provisation en direct de &laquo;&nbsp;Comme Vous Emoi&nbsp;&raquo;</a>.<br /><strong>- Samedi 12 mars 2011 de 14 &agrave; 18 heures :</strong> &laquo; <a href="http://bit.ly/eLQaQ4" target="_blank">Journ&eacute;e d&rsquo;information des professionnels des Arts du mime et du geste</a> &raquo; en direct de l'International Visual Theatre. <br /><strong>- Samedi 04 juin 2011 &agrave; 20 heures 30 :</strong> &laquo; <a href="http://bitly.com/lknUOU" target="_blank">"La chambre de Camille" par la Compagnie Hippocampe</a> &raquo; en direct du Lavoir Moderne Parisien - 35 rue L&eacute;on, 75018 Paris. <br /><strong>- Vendredi 10 f&eacute;vrier 2012 &agrave; 20 heures :</strong>&nbsp;<a href="/pg/videos/play/group:1771/3641/mimesis" target="_blank">MIMESIS</a> par les compagnies Th&eacute;&acirc;tre des Grands Chemins, Compagnie Racines de Poche, La compagnie des Mimes, Compagnie L Danse, Sangfroidgitan, Th&eacute;&acirc;tre L'&eacute;coutille, Projectyl, Energinmotion, Autour du Mime, Hippocampe, Les &Eacute;l&eacute;phants Roses et Platform 88 en direct du centre Comme Vous Emoi de Montreuil (93).</p>]]></description>
	<dc:creator>Billy Deylord</dc:creator>
</item>
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	<guid isPermaLink="true">https://www.silencecommunity.com/pages/view/1818/liveroom-upcoming</guid>
	<pubDate>Sun, 13 Feb 2011 22:15:07 +0100</pubDate>
	<link>https://www.silencecommunity.com/pages/view/1818/liveroom-upcoming</link>
	<title><![CDATA[[Liveroom] Upcoming]]></title>
	<description><![CDATA[<p><strong>Friday, November 9, 2012, and Saturday, November 10, 2012 to 7:00 pm GMT:</strong> MIMESIS by the companies: Th&eacute;&acirc;tre Diagonale, Carole Fages, Th&eacute;&acirc;tre L'&eacute;coutille, <a href="http://bit.ly/hVajxn" target="_blank">Mime de Rien</a>, Cie Sur le Pont, Cie Moderne, <a href="/pg/profile/delachair" target="_blank">Troisi&egrave;me G&eacute;n&eacute;ration</a>, <a href="http://bit.ly/ugdrSR" target="_blank">Energinmotion</a>, Compagnie IVT, <a href="http://bitly.com/fKB0dm" target="_blank">Autour du Mime</a>, <a href="http://bitly.com/i6SMUc" target="_blank">Hippocampe</a>, <a href="http://bitly.com/hkenZg" target="_blank">Les &Eacute;l&eacute;phants Roses</a> and <a href="http://bit.ly/hlern5" target="_blank">Platform 88</a> live from IVT &ndash; International Visual Theatre at Paris in France. <br />&gt; <a href="http://bit.ly/mimesis-2-en" target="_blank">Watch the Live Room</a>.<a href="http://bit.ly/mimesis-2-en" target="_blank"><img src="/assets/philippepillavoine/img/syh2_MimesisMoyen_1_mini.jpg" width="600" alt="image" style="border: 0px; "></a></p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
</item>
<item>
	<guid isPermaLink="true">https://www.silencecommunity.com/pages/view/1817/liveroom-a-venir</guid>
	<pubDate>Sun, 13 Feb 2011 22:11:07 +0100</pubDate>
	<link>https://www.silencecommunity.com/pages/view/1817/liveroom-a-venir</link>
	<title><![CDATA[[Liveroom] à venir]]></title>
	<description><![CDATA[<p><strong>Vendredi 09 novembre et samedi 10 novembre 2012 &agrave; 20 heures 00 :</strong>&nbsp;MIMESIS par les compagnies Th&eacute;&acirc;tre Diagonale, Carole Fages, Th&eacute;&acirc;tre L'&eacute;coutille, <a href="http://bit.ly/hVajxn" target="_blank">Mime de Rien</a>, Cie Sur le Pont, Cie Moderne, <a href="/pg/profile/delachair" target="_blank">Troisi&egrave;me G&eacute;n&eacute;ration</a>, <a href="http://bit.ly/ugdrSR" target="_blank">Energinmotion</a>, Compagnie IVT, <a href="http://bitly.com/fKB0dm" target="_blank">Autour du Mime</a>, <a href="http://bitly.com/i6SMUc" target="_blank">Hippocampe</a>, <a href="http://bitly.com/hkenZg" target="_blank">Les &Eacute;l&eacute;phants Roses</a> et <a href="http://bit.ly/hlern5" target="_blank">Platform 88</a> en direct de l'IVT &ndash; International Visual Theatre de Paris. <br />&gt; <a href="http://bit.ly/mimesis-2-fr" target="_blank">Pour regarder la Live Room</a>.<br /><a href="http://bit.ly/mimesis-2-fr" target="_blank"><img src="/assets/philippepillavoine/img/syh2_MimesisMoyen_1_mini.jpg" width="600" alt="image" style="border: 0px; "></a></p>]]></description>
	<dc:creator>Philippe Pillavoine</dc:creator>
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