Meilleures ventes

Fabricants

Déjà vus

mode démo

Neuf

LDanse présente « mode démo » spectacle chorégraphique d'Abel Guinebault et Laure Daugé.

Plus de détails

80 Produits

1 700,00 € TTC

Fiche technique

Durée :30 minutes.
Crédit photographique :Jean Gros-Abadie.

En savoir plus

Modèle stylisme original : Abel Guinebault
création chorégraphique : Laure Daugé

Démarche et création
L'habit vêtu d'une personne.

Au commencement, il y a le tissu.
Avant les podiums et les vitrines, la matière, première inspiratrice, offre ses possibles.
Substance brute, poétique du styliste, via danse, expression physique.
Charme du vêtement en devenir.
Dans l'étape finale du défilé, la démarche du styliste a disparu : la flamboyance des modèles présentés, nimbés de lumière, éclipse les prémices. Le résultat seul se perçoit.
Les plis, les plats, les volumes, le mouvement disent l'histoire entre le créateur et l'objet.
Corps et tissu intimement liés, partenaires, gestuelle contrainte par l'un, par l'autre.
On admirera quelques photos, somptueuses, de magazines.
Les couleurs y seront affirmées, les mailles assagies, les plis étudiés, les reflets soignés : la relation à la matière première est étrangère aux clichés.
Éveil des formes, des soufflets, des drapés - un col, une manche, presque aucune couture - patron et danseuse dialoguent, s'amusent dans un pas de deux iconoclaste.
Ici la toile à patron n'est plus vouée à l'ombre des ateliers, moulée autour d'un mannequin, sinon mise en scène par la danseuse, son jeu, ses métamorphoses.
À travers la toile, les époques, les personnages, la fiction.

Notes d'intentions

Abel Guinebault
La toile présente les différentes étapes de la confection, depuis la matière brute – tissu en rouleau - jusqu'au vêtement fini et porté.
Le vêtement prend forme progressivement : une couture traverse le tissu, fait naître une boursouflure, un mouvement, puis un volume qui aboutit à la création d'une manche. Le col tailleur émerge du tissu par une découpe en retrait. Chaque zone construite naît du plat sans qu'aucune couture n'interrompe la progression de sa mise en volume.
On a d'abord la vision de la toile accrochée : la présence physique vient exagérer la couture expérimentale jusqu'à la partie construite, s'en inspire, interagit la matière et l'objet ; un lien s'établit entre la technique de confection du vêtement et l'impulsion de la création dansée.
Une fois détachée et portée toute la matière non construite tombe libre. De l'instant où la toile rejoint le corps le procédé de confection est terminé, permettant la réalisation d'un vêtement. Commence alors le travail de chorégraphie.

Laure Daugé
Je travaille souvent avec des musiciens ou des comédiens « live » ; ensemble nous découvrons des langages communs qui nous permettent de nous comprendre à travers nos spécialités.
Ici, il s'agit de la rencontre entre l'univers de la mode et celui du spectacle vivant.
C'est aussi, pour moi, un processus vécu « à l'envers », où le costume préexiste et est à la recherche de son interprète.
Lors des premières séances d'improvisations, j'ai réalisé que ce projet demandait une conception spécifique du mouvement : la présence primordiale du tissu, son côté ébauché, la constante variation de forme qui en découle et fait appel tant au conscient qu'à l'inconscient (la mode actuelle et les modes passées ; les styles d'ici et d'ailleurs ; la fonction du vêtement à travers le temps...), et en même temps le contact avec lui, beaucoup plus grand que moi... Il me fallait installer un code particulier, une circulation entre son apparence et mon attitude, mi ouvrage – mi suspension du temps, où je devenais davantage marionnette aux mains du créateur et me trouvais moins personnellement impliquée dans la performance.
Je recours d'habitude assez tard au miroir ou à la vidéo pendant l'élaboration d'une pièce : dans un premier temps, cela réduit mon imaginaire à un contour encore peu habité de sensations intérieures authentiques. Quand le recul est suffisant, que le regard porté sur le travail est assez froid pour être objectif et porteur de critique constructive, alors ce peut être bénéfique, mais la plupart du temps - surtout si je suis seule à évoluer - je préfère encore le regard vivant d'un partenaire de confiance, un « troisième œil » qui, sans rien « laisser passer », saura commenter avec sensibilité.
Dans cette création en revanche, n'ayant aucune idée du rendu des manipulations tant j'appartiens tout entière à la large toile, suis absorbée par elle, j'ai tout de suite ressenti le besoin d'images pour trouver « le fil ».
Alors je me suis rendu compte que, si je bougeais beaucoup, la danse parasitait la lecture du sujet et fatiguait l'attention.
J'ai dû donner au tissu sa place d'acteur principal et canaliser la danse, la doser, un peu comme si le projet avait eu besoin d'un danseur, mais pas nécessairement de sa danse !
Mon corps s'est plié aux mues de la toile ; j'agis en comédienne et en danseuse : ces états se fondent, ces techniques se gomment en une seule présence, sorte d'entité - caméléon.
Ma concentration aussi s'est adaptée : j'ai apprivoisé l'objet pour écrire avec lui les « coutures » des enchaînements.



Biographies

Abel Guinebault Depuis son plus jeune âge, Abel Guinebault est habité par l'idée de faire de la mode son métier. Passionné par la couture et le dessin, il entre à quinze ans en lycée professionnel pour apprendre la couture sur mesure.
Il poursuit sa formation à l'atelier Chardon Savard où il a l'occasion de mettre en pratique ses idées de couture expérimentale ; pour prendre forme, une impulsion créative doit, à son sens, s'appuyer sur un savoir faire.
Féru de coupe, Abel Guinebault fait ses armes dans les ateliers de Martin Margiela, Balenciaga et Ungaro.
Aujourd'hui modéliste chez Prototextile, il réalise par ailleurs « en indépendant » des modèles pour Guy Laroche, et poursuit ses recherches personnelles de création.

Laure Daugé
Diplômée du Conservatoire National Supérieur de Danse de Paris, où elle a été très influencée par la philosophie de travail de Wilfride Piollet, Laure Daugé décide d'étendre son répertoire du classique au contemporain.
Elle se produit dans plusieurs compagnies internationales (Ballet de Saragosse, Cie Preljocaj, Ballet du Nord...). Afin d'élargir son champ d'expression et de compréhension du spectacle vivant elle suit une formation en Art Dramatique.
Elle fonde alors LDanse Association, dont le Président, Jean Guizerix, chorégraphie pour elle La Vega (mars 2007). Depuis 2002, elle crée chaque année à Paris un spectacle avec sa compagnie.
En 2008, elle effectue une résidence de six mois à Montréal avec sa partenaire violoncelliste Ingrid Schoenlaub. En février 2009 elle participe au cycle de conférences dansées donné par Wilfride Piollet pendant les Hivernales d'Avignon ; elle est ensuite invitée par la Toos Foundation à se produire à Londres, puis par le Conservatoire National de Lugo en Espagne pour y donner un stage à l'équipe enseignante. Elle assiste Jean Guizerix en 2010 à la mise en scène et à la chorégraphie d'Histoire du Soldat, en 2011 à la mise en piste du Pierrot Lunaire, et se produit à l'Opéra de Paris dans Les Noces de Figaro.
Sa dernière création, Traversée, est un voyage à travers l'histoire de la danse occidentale du baroque au contemporain.

Avis

Donnez votre avis

mode démo

mode démo

LDanse présente « mode démo » spectacle chorégraphique d'Abel Guinebault et Laure Daugé.

PayPal