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Laurenzaccio

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« Laurenzaccio », tragédie clownesque à partir de 16 ans.

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1 580,00 € TTC

Fiche technique

Pour :À partir de 16 ans.
Langue :Français.
Description :Les prix indiqués s’entendent hors paiement des droits d’auteurs (SACD- SACEM) qui peuvent dépendre des contrats que vous avez avec ces différents organismes.
Nombre de comédiens :1 interprète + 1 metteur en scène + 1 technicien.
Durée :1 heure 20.

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La compagnie « Le Bateau Ivre » présente « Laurenzaccio ».
Tragédie clownesque à partir de 16 ans, mise en scène par Mario Gonzalez et interprétée par Philippe Pillavoine.
Matière textuelle : Alfred de Musset, George Sand, Mario Gonzalez et Philippe Pillavoine.
Avec le soutien de la Ville de Melun (77), des Bains Douches de Périgueux (24), du Théâtre de l’Enfumeraie d’Allonnes (72), du Théâtre la Coupole de Saint-Louis (68) et de l’entreprise Barrisol.

Laissez-vous conter l’histoire véridique d’Alexandre de Médicis, par le clown Laurent joué par Philippe Pillavoine et mis en scène par Mario Gonzalez. Les faits ont été relatés par l’historiographe Benedetto Varchi vers la moitié du 16ème siècle. En 1830, George Sand repris l’événement pour en faire une scène historique intitulée « Une conspiration en 1537 ». Trois ans plus tard, elle offrit en cadeau son œuvre à Alfred de Musset, alors amant de la dame. « Lorenzaccio » naquit de ce présent si généreux.
Alexandre de Médicis vivait en 1536, en Italie, à Florence, la superbe, la mythique. L’Empereur Charles Quint et le Pape Clément VII (la légende voulait qu’il était le père d’Alexandre) l’avaient imposé aux florentins en le proclamant Duc de la cité. Âgé de 26 ans, il régnait en tyran désirant lui aussi un peuple qui « se tient sage ». Il avait fort à faire entre les grandes familles florentines qui complotaient pour son renversement et les étudiants qui manifestaient pour un nouveau régime politique. En un mot, la vigilance était de mise pour gouverner ce peuple séditieux et désireux à recouvrer sa souveraineté. Alexandre ne crevait pas les yeux de ses opposants politiques, il les pendait. Alexandre n’arrachait pas les mains de ses contestataires mécontents et haineux, il les emmurait vivant, parfois même les empoisonnait. Pour le protéger, Alexandre possédait lui aussi un homme de confiance. Il se prénommait Giomo. Avec la bénédiction ducale, ce dernier possédait un pouvoir plus qu’étendu. Giomo pouvait faire tout ce qui lui passait par le cœur, jusqu’à tuer un sujet, sans même trop savoir pourquoi. Afin de prévenir tout soulèvement populaire, Alexandre surveillait lui aussi sa population, mais au travers des yeux des soldats allemands payés à l’Empereur Charles Quint.
En grand oisif, comme le voulait sa classe aristocratique, Alexandre chassait, festoyait, déflorait à loisir, mais surtout se prêtait à un jeu cruel qu’il privilégiait entre tous : l’humiliation. Alexandre considérait ses administrés, comme de simples objets qu’il devait posséder jusque dans leur plus profonde intimité. Cette perfide et insidieuse humiliation avait un impact dévastateur. Elle lui permettait d’asservir les florentins avec une efficacité redoutable. Elle annihilait chez ses opposants toutes pensées, toutes envies, tous désirs d’insurrection. Du moins le supposait-il. Car, tapis dans l’ombre, quelques foyers de rébellion couvaient. Quelques braises ne demandaient qu’un vent de révolte pour incendier l’ensemble du duché. L’idée que « les imbéciles vivaient derrière les murs du palais » s’insinuait chez les esprits alertes et éveillés.
Du fait de sa vanité et un sentiment certain de sur-puissance, Alexandre perdait en clairvoyance, lucidité et prise de conscience. Il n’apercevait ni l’ombre de l’esquisse du début du commencement d’un mécontentement. Il ne pouvait étouffer quelconques brasiers qu’il ignorait, niait, pourtant lovés tout prêts de lui. Avec acharnement, Alexandre courait frénétiquement à sa perte.



Philippe Strozzi, le patriarche d’une des grandes familles florentines rêvait d’une République. Son fils, Philippe tramait un renversement gouvernemental avec l’aide militaire de François 1er, ennemi juré de Charles Quint. La Marquise Cibo (personnage inventé par Alfred de Musset), avec le consentement implicite de son mari, en répondant favorablement aux avances d’Alexandre briguait à le changer. Grâce à sa voluptueuse promiscuité d’avec le Duc, s’imaginait-elle.
Mais un foyer plus imperceptible couvait dans les tréfonds de l’âme d’un de ses proches parents. Alexandre partageait avec lui son toit, ses repas, ses conquêtes (sans aucune distinction de sexe ou d’âge), son cheval, voire son lit. Il se prénommait Lorenzo de Médicis. C’était son cousin. Autrefois, étudiant brillant appréciant les sciences et les arts, il était lui aussi promis au Trône. Malheureusement, on lui avait préféré Alexandre, plus amateur d’armes.
Naquit chez Lorenzo une jalousie féroce, une colère refoulée mais non moins teintée rouge sang. Il décréta intimement qu’il était « bien que les tyrans soient tués ». Lorenzo débutait dans l’obscurité le maillage de son guet-apens. Pour acquérir la confiance d’Alexandre, il jouait du miroir. Il s’est modelé à l’image d’Alexandre. Devenu son double, il a parfois devancé les actes et les pensées de l’original. Ce stratagème malsain l’a conduit à la mort du Duc mais également à sa propre déchéance. Lorenzo est devenu vicieux, lâche, un objet de honte (pour sa mère par exemple) et d’opprobre. Le peuple l’appelait Lorenzaccio, Lorenzo le chien. Réaliste quant à la vraie nature de l’humanité, il présumait que son assassinat politique ne servirait à rien. Les florentins n’étaient pas préparés à changer véritablement en profondeur. Lorenzo est cependant allé jusqu’au bout de sa tromperie. Ce meurtre était son unique salut. Il espérait retrouver un semblant d’estime de soi, le bonheur et le calme malgré la turpitude de son geste.
Éprouvant la froideur de la lame d’acier qui le transperçait, le Duc se serait écrié « Ah ! Lorenzo, je n’attendais point cela de toi ! » Réfutant la trahison, cherchant le mot juste empreint de panache, Lorenzo lui aurait répliqué « Au contraire, il y a trop longtemps que vous l’attendez ! » Alexandre meurt, Lorenzo s’enfuit débutant sa folle et longue cavale. Elle aura duré dix ans et l’aura mené de Florence à Constantinople, en passant par la France pour s’achever à Venise. Sa tête fut mise à prix par le nouveau pouvoir qui s’était empressé de placer sur le Trône un nouveau Médicis : Cosme de son prénom. Puis un jour sombre, un homme s’est présenté à la Porte du Palais des Médicis. Il a réclamé « la récompense ». L’histoire ne dit ni son nom, ni son âge, ni d’où il venait. On ne sait s’il a pu profiter des grâces que son acte patriotique lui promettait. La tyrannie du pouvoir a peut-être eu raison aussi de lui...

« C’est sombre, c’est cru, c’est terriblement tragique et désespérément drôle.>
Plus le crime est horrible, plus le rire nous en protège. »



Que de morts dans cette narration clownesque nous direz-vous ? Mais n’oubliez pas... cette histoire est également une tragédie. Les siècles ont passé. Les tyrans et les contestataires se comportent toujours de la même manière. « Quand on fait ce qu’on a toujours fait, on obtient ce qu’on a toujours obtenu ! » Le temps est venu de changer nos façons d’appréhender le monde, de penser, d’agir, de vivre. Il nous faut transformer une révolution volcanique en une révolution glacière. Un comble quand on parle de réchauffement climatique !

Nous, entendez la compagnie « Le Bateau Ivre », qui produisons et proposons ce spectacle, pensons que la représentation et la pratique artistique peuvent y contribuer. « Laurenzaccio » est pour nous une œuvre complète. Elle traite de politique, de subjectivité, de développement personnel, de communication violente et non violente, de classe sociale, de conflit, de ruse, de sincérité, d’hypocrisie, d’amour, de haine, de jeunesse, de vieillesse, de conflits générationnels, d’honneur, de vie, de mort, d’avenir et de passé. « Laurenzaccio » a été écrit par des personnes diamétralement opposées mais que l’art et l’amour ont réuni. Alfred de Musset était le digne héritier d’une « caste amère » (sans jeu de mot). Il abhorrait les bourgeois qui le siècle passé avaient décimé son milieu aristocratique. Sa grande blessure est exprimée dans La confession d’un enfant du siècle « Tout ce qui était n’est plus ; tout ce qui sera n’est pas encore. Ne cherchez pas ailleurs le secret de nos maux. ». Alfred, enfant protégé par sa mère et son frère aîné, se perd dans l’alcool et la débauche. Il change de maîtresse à chaque Carnaval. Il est un amant « caméléon » qui pour séduire, entre dans le jeu de sa proie. De Musset écrit des nouvelles de commande pour vivre et des poèmes pour rester dans l’enfance. Un jour d’ivresse, il viole sa servante. Il est sujet à des phénomènes d’autoscopie. Les poèmes Les nuits notamment en témoigneront. Sa vie alimente ses poèmes. Puis ses œuvres contaminent sa vie. Alfred aurait adoré être une femme et lors de fêtes jubilait à s’habiller comme elles. À partir de 1833, et pour toute sa vie durant, il sera marqué au fer rouge par l’amour éperdu qu’il a porté à George Sand. Elle ne lui ressemble aucunement et est plutôt son pendant. Elle s’habille en garçon et lui aura rendu son amour au centuple. George lui écrira « Il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits. » Alfred reprendra ces mots dans On ne badine pas avec l’amour. George a été intensément offerte à l’amour. Très tôt, elle a choisi l’émancipation, la liberté, l’autonomie rompant du coup avec le dictât patriarcal. Elle aura vécu de son métier d’écrivain. George, de son vrai prénom Aurore, a œuvré pour la cause des femmes puis des classes sociales populaires. Comme en 1848, où le pouvoir tyrannisait les classes subalternes.
Cette union de deux personnalités si différentes et si complémentaires donne à « Laurenzaccio » une dimension si riche en émotions, en profondeur humaine et en intensité dramatique que « Le Bateau Ivre » ne pouvait ne pas le proposer au public. Ça aurait été un manquement impardonnable que la compagnie melunaise (qui a fêté ses 25 ans d’existence) ne pouvait assumer !

> Le site du spectacle : www.laurenzaccio.com

Ce prix s’entend hors frais de transports, de repas et d’éventuels hébergements. Pour connaître le prix exact, vous pouvez nous faire une Demande de Devis. Nous y répondrons le plus rapidement possible et serons ainsi au plus près de vos attentes.

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