Périgueux : un Institut du Mime, mais pour quoi faire ?

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Le festival Mimos se double désormais d’une mission de conservation et de coproduction

La directrice de Mimos, Chantal Achilli, avec François Hollande, vendredi
La directrice de Mimos, Chantal Achilli, avec François Hollande, vendredi (Quentin Salinier)

Soudain, on a cru tenir le scoop de l’année : vendredi, sur sa tribune aménagée dans la salle des mariages de la mairie de Périgueux, le président de la République a confirmé l’implication de l’État auprès du festival Mimos, en évoquant « le label de Scène nationale reconnue ». Une Scène nationale, en langage culturel, c’est l’appellation officielle de 70 sites en France qui leur garantit plusieurs centaines de milliers d’euros de financements publics. Stupeur : pour le Théâtre de l’Odyssée, qui organise Mimos avec à peine 180 000 euros de budget artistique et la saison culturelle locale avec une enveloppe globale d’1,5 million d’euros par an, François Hollande semblait promettre un financement multiplié par dix !

En fait, pas du tout : à quelques minutes de prendre son bain de foule dans le centre-ville, le chef de l’État a confondu le terme « scène nationale » avec « scène conventionnée », une autre forme de labellisation, mais beaucoup moins dotée. Et puisque l’Odyssée vient d’obtenir de l’État une « mission nationale » autour des arts du mime, le méli-mélo était couru d’avance. Du coup, l’État a bien validé la création d’un « Institut national des arts du mime et du geste » comme troisième activité de l’Odyssée, avec la saison culturelle et le festival. Mais avec un budget supplémentaire symbolique : 60 000 euros pour cette première année.

Publié le 06 août 2013 par Adrien Vergnolle via sudouest.fr.